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L'intelligence artificielle, ça s'apprend
Wirtschaft 5 Min. 07.08.2019

L'intelligence artificielle, ça s'apprend

Wilfrid Lagrange, country manager et Jérémy Meisch, operations director, accueilleront en septembre leurs premiers «élèves» en intelligence 
artificielle.

L'intelligence artificielle, ça s'apprend

Wilfrid Lagrange, country manager et Jérémy Meisch, operations director, accueilleront en septembre leurs premiers «élèves» en intelligence 
artificielle.
Photo: Alain Piron
Wirtschaft 5 Min. 07.08.2019

L'intelligence artificielle, ça s'apprend

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
A Windhof, Devoteam lance une formation destinée aux managers et à leurs équipes.

Difficile de se croire dans les bureaux d'un acteur majeur du conseil en technologies et en management pour les entreprises, quand on pénètre dans les locaux de Devoteam à Windhof, 7 rue des Trois Cantons. Esprit cosy avec poufs colorés, terrasse, console de jeux et instruments de musique à portée de main pour se dépenser et évacuer le stress: au Devoteam Training Center, on est bien loin de l'ambiance souvent terne et «costard-cravate» des grandes entreprises.

C'est ici, dans l'une des cinq salles de formation de l'entreprise, que seize élèves vont suivre dès la rentrée des cours en intelligence artificielle (IA), une première au Luxembourg. «Nous avons déjà des inscrits dans les trois types de formation que nous proposons», explique Wilfrid Lagrange, country manager au sein de Devoteam.

«Une première formation est destinée aux ,decision makers‘, deux formations s'adressent aux personnes disposant d'un profil plus technique.» Le programme destiné aux managers cible en première ligne les chefs d'entreprise et les cadres supérieurs et vise à leur permettre de «créer une culture de l'intelligence artificielle au sein de leur entreprise ou organisation, en leur donnant différents exemples de scénarios qui ont bien fonctionné dans le marketing, la finance, les RH ou d'autres domaines», explique Jérémy Meisch, operations director.

Jérémy Meisch et Wilfrid Lagrange.
Jérémy Meisch et Wilfrid Lagrange.
Photo: Alain Piron

«Nous avons également des demandes pour proposer des formations chez les clients eux-mêmes, au niveau des conseils d'administration notamment. Il existe parfois des éléments confidentiels que les entreprises n'ont pas envie de partager avec d'autres.» Et d'ajouter: «L'objectif de la formation est que l'intelligence artificielle apporte une plus-value à tout le monde dans l'entreprise, aussi bien au niveau du management que des résultats financiers, mais aussi dans la vie de tous les jours des employés.»

La pénurie de compétences

La deuxième formation plus technique s'adresse plutôt à des développeurs qui voudraient mettre en place des solutions autour de l'IA ou commencer à créer leurs premières applications comme les chatbots par exemple. Deux options s'offrent à eux: une formation technique «de base» de cinq jours ou bien une formation technique plus «avancée», qui va certifier que les participants disposent de compétences plus approfondies en matière d'intelligence artificielle.

«Il s'agit d'un cours étalé sur 22 semaines, avec un coaching toutes les deux semaines ici en classe. Les participants ont accès aux professeurs et consultants pour leur poser des questions sur les différents modules. L'objectif est d'apprendre tous les concepts du machine learning, du deep learning, donc la partie la plus avancée de l'intelligence artificielle», explique Jérémy Meisch.


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Pour cette formation, Devoteam s'est associée à Microsoft et a reçu le soutien de l'initiative gouvernementale Digital Luxembourg et du ministère de la Fonction publique.

«Avec Microsoft, nous faisons le même constat d'un déficit énorme de compétences au Luxembourg. Il est temps que le pays se réveille et cela commence, à notre avis, par la formation des ressources disponibles sur le marché. Même au sein de notre entreprise, quand nous cherchons des compétences dans ce domaine, nous allons les chercher à l'étranger. Il faut donc former rapidement les salariés qui sont déjà sur le marché du travail afin qu'il puissent rapidement acquérir des connaissances en intelligence artificielle», dit Wilfrid Lagrange.

Selon Jérémy Meisch, le Luxembourg a l'opportunité d'être parmi les leaders en matière d'intelligence artificielle, mais «il y a urgence à assurer la formation des gens. De nombreux chefs d'entreprise veulent mettre en place des concepts de IA, mais ne savent pas comment l'appréhender et quel est le potentiel réel pour leur entreprise.»

On sent que le Luxembourg pétille un peu moins au niveau de l'intelligence artificielle. Nous qui baignons dans ce domaine-là, nous pensons que c'est un problème important et qu'il faut le régler rapidement, parce que la valeur d'une entreprise aujourd'hui est directement liée à sa capacité à valoriser sa data et à la transformer en avantage.

Wilfrid Lagrange abonde dans le même sens: «Au niveau des compétences, nos collègues de France ou de Belgique ont le même souci. Il existe toute de même des projets de grand envergure dans nos pays voisins. Ici, en revanche, on sent que le Luxembourg pétille un peu moins au niveau de l'intelligence artificielle. Nous pensons que c'est un problème important et qu'il faut le régler rapidement, parce que la valeur d'une entreprise aujourd'hui est directement liée à sa capacité à valoriser sa data et à la transformer en avantage.»

La formation commence en septembre.
La formation commence en septembre.
Photo: Alain Piron

C'est un constat, l'intelligence artificielle fait (encore) peur. «C'est normal. Comme dans toute nouvelle technologie, il y a deux visages. Avec l'intelligence artificielle, on peut faire le meilleur comme le pire. C'est pourquoi, dans tous les cours que nous proposons, nous mettons une dimension très forte au niveau de l'éthique», assure Wilfrid Lagrange.

S'adapter ou disparaître

Mais l'intelligence artificielle ne va-t-elle pas détruire des emploisà long terme? «Le but est d'améliorer la qualité de travail de chacun en apportant une plus-value, en enlevant des tâches qui sont moins valorisantes», explique Jérémy Meisch.

Au Luxembourg, il y a encore beaucoup de comportements défensifs, on a un peu peur de tous ces sujets d'intelligence artificielle qui remettent en question toute notre fonction de penser et de travailler, alors que le Luxembourg a énormément d'atouts à faire valoir.

«L'IA a pour but de sublimer nos compétences. C'est un outil qui doit nous permettre d'être meilleurs dans énormément de domaines. C'est une équation qui fait que l'humain associé à l'intelligence artificielle est beaucoup plus fort que l'humain tout seul. Là où il faut faire attention, c'est que l'intelligence artificielle toute seule ne devienne pas plus forte que l'humain», souligne de son côté Wilfrid Lagrange qui se dit convaincu que l'IA va entraîner davantage une transformation des compétences qu'une disparition des postes de travail.

S'adapter ou disparaître

Mais il reste encore beaucoup de chemin pour convaincre les plus réticents à sauter le pas. «Au Luxembourg, il y a encore beaucoup de comportements défensifs, on a un peu peur de tous ces sujets d'intelligence artificielle qui remettent en question notre fonction de penser et de travailler, alors que le Luxembourg a énormément d'atouts à faire valoir», commente le country manager qui veut encourager les entreprises à aller de l'avant. «Il faut les pousser à être innovantes, à avoir du culot technologique, à bien comprendre que l'intelligence artificielle n'est pas une ennemie. Au contraire, elle peut le devenir, si on la laisse à l'écart.»


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