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Kleos, du Technoport à la bourse de Sydney
Les 20 satellites de Kleos se spécialiseront d'abord dans la surveillance maritime

Kleos, du Technoport à la bourse de Sydney

Kleos
Les 20 satellites de Kleos se spécialiseront d'abord dans la surveillance maritime
Wirtschaft 3 Min. 24.08.2018

Kleos, du Technoport à la bourse de Sydney

Thierry LABRO
Thierry LABRO
Cette nuit, à 3 heures, la start-up luxembourgeoise Kleos a été introduite à la Bourse de Sydney. Une étape cruciale pour cette société spécialisée dans la surveillance maritime depuis l'espace.

Il est 15h30. Au téléphone, Andy Bowyer a l'air calme. 

A douze heures de voir sa société, détenue à 100 % par la Britannique Magna Parva , entrer au Stock Exchange australien après une levée de fonds de 7 millions d'euros, le directeur général voit déjà beaucoup plus loin. 

Après avoir annoncé son arrivée au Luxembourg le 24 juillet 2017, au côté du ministre de l'Economie, Etienne Schneider, le Britannique rêve de prendre sa part du gâteau du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance, un marché estimé à près de 26 milliards d'euros

Ses satellites seront capables de localiser les transmissions radio de n'importe quel point du monde et de déterminer le lieu et le moment de la transmission. «Lorsque les bateaux désactivent leur émetteur en mer, nos satellites peuvent capter une autre activité de transmission depuis l'espace. Ces données supplémentaires sont décisives pour les gouvernements et leur fournissent la possibilité de repérer les navires utilisés par les trafiquants de drogues et d'êtres humains, des terroristes, des pirates, des pêcheurs clandestins et les personnes qui dépendent de services de recherche et de sauvetage», explique-t-il. 

L'Australie, premier client potentiel 

Le président de Kleos et ancien directeur «Capacités» de l'Agence spatiale européenne, Peter Round, espère que le gouvernement australien sera le premier client de la société. «Les longues frontières côtières australiennes sont constamment menacées par des trafiquants d'être humains et par la pêche clandestine. Notre technologie satellitaire constitue une alternative aux solutions terrestres actuelles, car celles-ci sont coûteuses, techniquement limitées par leur portée et soumises à des contre-menaces.» 

L'Australie n'est pas une destination due au hasard. 

Le choix de l'Australian Stock Exchange s'explique par les nouvelles ambitions de l'Australie dans le domaine spatial.
Le choix de l'Australian Stock Exchange s'explique par les nouvelles ambitions de l'Australie dans le domaine spatial.
Getty Images

Non seulement l'investisseur principal de la société luxembourgeoise est australien mais le gouvernement fédéral a introduit une nouvelle législation pour créer un «Cap Canaveral australien», 16,5 millions d'euros pour une Agence spatiale européenne et s'était engagé l'an dernier à investir au moins 317 millions d'euros dans ce secteur de la surveillance depuis l'espace

Un premier accord, à 2,2 millions d'euros, a été signé en début d'année avec GomSpace, fabriquant de satellites coté au Nasdaq. Le premier satellite devrait être livré au premier trimestre de l'an prochain. 

Le lanceur bientôt connu

Un contrat avec un lanceur est en voie de finalisation et sera annoncé dans quinze jours. 

A moyen terme, une constellation de vingt satellites à basse orbite devrait être lancée et générer du cash pour poursuivre le développement de la société luxembourgeoise. 


KLEOS SPACE
Espace: Une start-up de Belval mise... sur l'Australie
L’idée est inédite. La start-up du Technoport Kleos, spécialisée dans l’observation de l’espace et dans la fabrication de structures dans l’espace, s’introduira en bourse… en Australie, en juillet, pour lever 7 millions d’euros.

Le projet est particulièrement intéressant pour le Luxembourg parce qu'il implique différents acteurs, Kleos, mais aussi EmTronix, société de Sanem et aussi membre du cluster de l'espace spécialisée dans l'ingénierie électronique, ou encore le département des matériaux du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST). 

 De cinq employés il y a treize mois à son arrivée, Kleos est passé à 13 actuellement et devrait arriver à 16 avant la fin de l'année. 

Et 20 en mars. Installé depuis décembre au Luxembourg, Bowyer admet avoir découvert le rythme plus lent du recrutement au Luxembourg. Mais se félicite du soutien sans faille des autorités à son projet. 


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