Wählen Sie Ihre Nachrichten​

ING: «Un creux, mais pas de récession»
Wirtschaft 4 Min. 28.11.2019

ING: «Un creux, mais pas de récession»

Philippe Ledent est venu présenter à Luxembourg ses perspectives économiques et financières en 2020.

ING: «Un creux, mais pas de récession»

Philippe Ledent est venu présenter à Luxembourg ses perspectives économiques et financières en 2020.
Pierre Matgé
Wirtschaft 4 Min. 28.11.2019

ING: «Un creux, mais pas de récession»

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
ING Luxembourg table sur une lente et légère amélioration de la conjoncture en 2020.

En 2020, les investisseurs devront s'attendre à un creux conjoncturel en début d'année, mais pas nécessairement à une récession. «Les indicateurs avancés montrent bien une décélération de l'activité économique, mais pas de récession pour le moment», indique Philippe Ledent, senior economist chez ING Belux, venu présenter à Luxembourg ses perspectives économiques et financières en 2020. 

Philippe Ledent, senior economist chez ING Belux, n'anticipe pas de récession mondiale l'année prochaine.
Philippe Ledent, senior economist chez ING Belux, n'anticipe pas de récession mondiale l'année prochaine.
Pierre Matgé

Plusieurs facteurs plaident en faveur de ce scénario principal. D'abord, en Allemagne, «il ne semble pas pour le moment qu'il y ait trop de contagion du ralentissement du secteur industriel sur les autres secteurs», avance l'économiste ajoutant que «si ce ralentissement reste confiné au secteur industriel, on pourra peut-être, dans le creux conjoncturel du début d'année, éviter la récession, qui est une contraction généralisée de l'activité». 

Pour Philippe Ledent, ce facteur est un élément fondamental pour le scénario de 2020, car «s'il n'y a pas de contagion, on peut continuer à espérer», estime l'économiste qui a choisi pour sa présentation le titre évocateur «L'espoir d'un mieux».

On peut s'attendre à ce que toutes les décisions politiques de Trump soient orientées pour éviter une récession aux Etats-Unis.

Un président en campagne 

Autre argument, celui d'«indicateurs techniques comme la monnaie qui nous incitent à penser que nous pouvons avoir en deuxième partie de 2020 une légère amélioration de la situation conjoncturelle», note Philippe Ledent. L'expert de la banque pointe aussi le fait que le président américain Donald Trump sera en campagne électorale l'année prochaine, si l'on part du principe qu'il n'y aura pas de procédure d'impeachment. 

«Cela veut dire que pendant la prochaine année, toutes ses décisions seront calquées sur sa campagne électorale». En d'autres termes: «on peut s'attendre à ce que toutes ses politiques soient orientées pour éviter une récession aux Etats-Unis.» 

Sur le plan du commerce international, le président américain a joué jusqu'à maintenant la carte du protectionnisme. «En 2020, il va plutôt axer sa politique en matière de commerce international sur l'idée de faire des accords», note Philippe Ledent. Ainsi, dernièrement, Donald Trump a fait des commentaires plutôt rassurants sur les négociations avec les Chinois, ce qui a eu un impact direct sur les marchés financiers qui se sont emballés. «Il sait que ses commentaires en matière de commerce international vont avoir un impact sur les marchés et peut-être un impact positif sur l'économie. C'est un élément que nous devons prendre en considération», avance Philippe Ledent. 

Relancer les dépenses 

En zone euro, un thème important pour 2020 sera la question des dépenses budgétaires, plus précisément la dépense d'investissement, débat qui a été fermé pendant des années pour cause d'austérité. «La bonne nouvelle, c'est qu'aujourd'hui la plupart des pays ont assaini leurs finances et peuvent donc commencer à envisager d'investir un peu plus». 

Quatre pays sont actuellement encore dans une zone difficile: l'Italie, la France, la Belgique et l'Espagne. «Mais d'autres pays seront en surplus l'année prochaine. Ces pays, en cas de besoin, pourront utiliser leurs marges budgétaires pour donner un coup de fouet à l'économie par des investissements», explique l'économiste qui en arrive à la conclusion, que «pour le moment, le scénario le plus probable est d'avoir un creux conjoncturel début 2020 et puis une très lente et légère amélioration». 


European Commissioner for Economic and Financial Affairs, Taxation and Customs Pierre Moscovici gestures as he speaks during a press conference presenting the Autumn 2019 European Economic Forecast in Brussels, on November 7, 2019. (Photo by Aris OIKONOMOU / AFP)
EU-Herbstprognose 2019: Luxemburg bleibt Wachstumsmeister
Die europäische Wirtschaft wird über die nächsten drei Jahre nur sehr langsam wachsen. Einzige Ausnahme: Luxemburg.

Pour l'année prochaine, l'économiste table ainsi sur une croissance de 2,5 % à 3 % pour l'économie américaine, de 1,8 % pour la zone euro et de 6 % pour la Chine, des taux qui restent inférieurs aux standards de chacune de ces économies, mais qui sont supérieurs à la conjoncture actuelle. 

Cette pointe d'optimisme s'explique aussi par les politiques monétaires très accommodantes de la part des banques centrales américaine et européenne. Philippe Ledent évoque ainsi le revirement de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui après trois hausses de taux en 2017 et quatre hausses en 2018, a procédé cette année à trois baisses des taux directeurs. Cette politique plus accommodante des Etats-Unis a des effets plutôt positifs sur l'économie, «notamment si on regarde les ventes de véhicules et le marché immobilier aux Etats-Unis», avance l'économiste. 

La même tendance est observée du côté de la Banque centrale européenne, dont le président sortant Mario Draghi a annoncé en septembre de nouvelles mesures de soutien à l'économie. «Nous sommes dans la même dynamique des taux très bas, ce qui n'est pas un frein à la croissance.»

Quant à sa successeur, Christine Lagarde, «nous sommes un peu déçus pour le moment», déclare Philippe Ledent. «Dans ses tout premiers discours, elle ne parle pas de politique monétaire. Il va falloir qu'elle change cela.»


Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Des mots qui comptent
Ce que fait la Réserve fédérale américaine est évidemment important. Ce qu’elle dit est parfois encore plus important. Une analyse de Stefan Van Geyt, Group CIO au sein de KBL European Private Bankers.
 Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a annoncé hier que la banque centrale du pays réduirait son taux directeur de 25 points de base.
EU-Kommission steigt in die Wachstumsdebatte ein
Die Debatte um die Qualität des Wachstums in Luxemburg steht immer wieder im Mittelpunkt der Aufmerksamkeit. Nun mischt sich die EU-Kommission ein und kritisiert die Verkehrsproblematik des Landes und die hohen Preise auf dem luxemburgischen Wohnungsmarkt.
European Commissioner for Economic and Financial Affairs, Taxation and Customs Pierre Moscovici gives a press conference on the European Semester Winter Package at the EU headquarters in Brussels, on February 27, 2019. (Photo by John THYS / AFP)
Lust auf noch mehr Wort?
Lust auf noch mehr Wort?
7 Tage gratis testen
E-Mail-Adresse eingeben und alle Inhalte auf wort.lu lesen.
Fast fertig...
Um die Anmeldung abzuschließen, klicken Sie bitte auf den Link in der E-Mail, die wir Ihnen gerade gesendet haben.