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ICT Spring: La régulation, sujet majeur de la FinTech
La responsable de l'innovation à la CSSF, Nadia Manzari entre la banque traditionnelle, Hugues Delcourt (BIL), et les nouveaux acteurs, Karen Gifford (Ripple Labs) sous l'oeil de Jean-Louis Schiltz

ICT Spring: La régulation, sujet majeur de la FinTech

Luxembourg For Finance
La responsable de l'innovation à la CSSF, Nadia Manzari entre la banque traditionnelle, Hugues Delcourt (BIL), et les nouveaux acteurs, Karen Gifford (Ripple Labs) sous l'oeil de Jean-Louis Schiltz
Wirtschaft 3 Min. 19.05.2015

ICT Spring: La régulation, sujet majeur de la FinTech

L'ICT Spring, conférence de deux jours qui réunira plus de 5.000 professionnels sur la FinTech, les ressources humaines numériques ou encore les stratégies numériques, s'est ouverte mardi matin au centre de conférences du Kirchberg sur un constat: le futur "de la banque" reste largement à écrire.

To regulate or not to regulate. Jean-Louis Schiltz, l'ancien ministre et toujours très impliqué dans le développement des nouvelles technologies au Luxembourg, ne pouvait pas choisir mieux que Shakespeare pour ouvrir la première table ronde de ces 48 heures de conférences, de rencontres, de tables rondes ou encore de workshops.

Car si Londres a pris - un peu d'avance - et Singapour rêve d'inscrire son nom sur la future carte mondiale de la FinTech, cette révolution technologique de nos services bancaires traditionnels, le Luxembourg a une belle carte à jouer. C'est ce qu'avaient rappelé avant lui Kamel Amroune (Farvest), Jean Hilger (BCEE) ou même Pascal Denis (KPMG), lequel a présenté le KHub, "conçu comme une one stop shop" pour ces FinTech.

Plus de 150 sociétés travaillent désormais dans le secteur au Luxembourg, dont 20 sont dans le top 100 des plus importantes, et elles emploient 10.000 personnes.

Au-delà des développements technologiques, M. Schiltz a invité Nadia Manzari, la responsable de l'innovation auprès du régulateur luxembourgeois à rappeler la position de la CSSF pour les sociétés de la FinTech. "Dès qu'ils touchent à des flux financiers directement, ils doivent être régulés", a-t-elle rappelé. Alors que pour les services de paiements, "cela dépendra de l'information qui est utilisée par les opérateurs. Tous ceux qui utilisent des données confidentielles et qui touchent directement aux flux d'argent devront être régulés. Sinon, non. Pour l'instant. Car d'ici deux ans, nous aurons une nouvelle version de la directive européenne qui devrait allonger la liste de ceux qui doivent être régulés."

"De plus en plus de sociétés de FinTech sont demandeuses de régulation", a rappelé à juste titre le p.-d.g. de la BIL, Hugues Delcourt, qui fera d'ailleurs de cet élément le premier filtre que sa banque applique quand il s'agit de parler avec ces innovateurs. "Le plus gros challenge est de réconcilier les banquiers traditionnels et les nouveaux entrants", a-t-il expliqué. "C'est une question de langage et une question d'approche du risque. Mais la FinTech a besoin des banques et les banques ont besoin de la FinTech. A la fois pour répondre aux nouvelles attentes de nos clients mais aussi pour trouver des solutions aux problèmes que nous rencontrons, comme les coûts ou les délais de traitement des transactions bancaires."

28 millions de dollars pour Ripple Labs

Difficile pour lui de dire autre chose après les interventions de deux des disrupteurs les plus à la mode, intervenus juste avant la table ronde. Patrick Murck d'abord, le directeur exécutif de la Bitcoin Foundation, pour qui "2015 sera l'année du mainstreaming du bitcoin", cette monnaie virtuelle longtemps considérée comme un Far West numérique mais qui offre de nouveaux horizons pour peu qu'elle parvienne à la fois à rassurer les consommateurs les plus traditionnels et à lever les barrières de régulation.. 

Chris Larsen ensuite, le fondateur et p.-d.g. du Ripple Labs, qui pour le coup imagine un monde sans barrière continentale ou de monnaie pour les échanges mondiaux par une technologie qui permet à tout un chacun d'acheter dans une autre monnaie en dehors de cours trop bien établi - pour résumer simplement. Et qui a annoncé presque en direct sur son compte Twitter avoir levé 28 millions de dollars.

C'est d'ailleurs dans un souci de transparence que Ripple Labs travaille, selon  Karen Giffords, en charge de la régulation et des affaires stratégiques des Américains et qui participait aussi à la table ronde, à "un système d'identité portable, sûr, traçable, dont les données puissent être communiquées de services financiers à services financiers dans le cadre d'une transaction".

Mme Manzari, si le régulateur retrouve aujourd'hui les mêmes risques que dans la banque traditionnelle, "de nouveaux risques sont apparus et nous sommes en train d'essayer de trouver des solutions. D'ici deux, trois ou quatre ans, nous aurons trouvé des solutions avec les acteurs du marché."

Thierry Labro



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