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Gramegna tente d'apaiser les craintes sur l'emploi
Wirtschaft 2 Min. 13.03.2017 Aus unserem online-Archiv
Assouplissement du secret bancaire

Gramegna tente d'apaiser les craintes sur l'emploi

Pierre Gramegna.
Assouplissement du secret bancaire

Gramegna tente d'apaiser les craintes sur l'emploi

Pierre Gramegna.
(Photo: Pierre Matgé)
Wirtschaft 2 Min. 13.03.2017 Aus unserem online-Archiv
Assouplissement du secret bancaire

Gramegna tente d'apaiser les craintes sur l'emploi

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Le ministre des Finances aurait apporté quelques amendements au projet de loi 7024, en réponse aux inquiétudes des syndicats concernant l'assouplissement du secret professionnel des banques. Les syndicats restent néanmoins inquiets.

(ndp) - Le ministre des Finances a apporté des amendements au projet de loi 7024, en réponse aux inquiétudes des syndicats concernant l'assouplissement du secret professionnel des banques et la possibilité d'externalisation de services à l'étranger.

C'est en tout cas ce que laissent entendre les syndicats du secteur financier dans un communiqué de presse conjoint publié ce lundi.

Selon l'Aleba, l'OGBL/SBA et le LCGB/SESF, le ministre des Finances serait conscient du fait que "la décision de moderniser le secret professionnel risque d'avoir des conséquences importantes en termes de pertes d'emplois". Dans le même temps, le projet de loi permettrait d'acquérir à terme de nouveaux emplois grâce à l'internalisation. Entre perte d'emplois et nouvelles opportunités, c'est la difficile équation qui est posée.

Face à cette situation, le ministre aurait apporté plusieurs corrections au projet initial. Il est entre autres question de "l'introduction du renforcement de la responsabilité de l'entité sous-traitante, y compris dans le cas d'une sous-traitance en cascade". L'objectif étant de "stabiliser et de mieux contrôler les acteurs de l'ensemble de la chaîne de service financier".

Une autre amélioration concerne "l'exigence que la sous-traitance ne fasse pas entrave au contrôle par l'autorité de surveillance".

Enfin, le troisième point porte sur "l'extension de la modernisation du cadre légal relatif à l'outsourcing aux secteurs de l'assurance et des services de paiement."

Les syndicats toujours inquiets

Les inquiétudes sur l'emploi des syndicats ne sont pas pour autant levées, car il demeure incertain "si la création attendue d'emplois pourra équilibrer la perte dont s’accompagnera cette modification."

"Il est indéniable que les nouveaux profils des emplois attendus ne correspondront pas forcément au caractère et au volume des emplois perdus", affirment les syndicats qui  disent craindre que l'effet d'aubaine escompté par le gouvernement ne "se traduise en définitive que par l'installation des maisons-mères" dans le pays. S'ajoute à cela le risque de renforcement des externalisations et des décisions de transférer des services ou des entités entières à l'étranger.

Les syndicats revendiquent une place à part entière

Les syndicats déplorent également qu'aucun état de lieux des répercussions sur les emplois dans le secteur n'ait été dressé. "Quelles mesures sont mises en place pour que le bilan entre l'outsourcing et l'insourcing devienne positif? Quels sont les emplois qui sont internalisés et quels sont les profils recherchés?" s'interrogent les responsables des syndicats.

Des syndicats qui regrettent aussi de ne pas faire partie du Haut comité de place financière, organe censé préparer l'avenir de la place financière. De ce fait, ils insistent sur "la nécessité d'être impliqués dans ce processus de changements pour assurer la protection et les qualifications professionnelles des salariés du secteur financier."

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