Décision de la Commission: Le Luxembourg accueillera le siège du supercalculateur européen
HPC/digitalisation de l’économie (Centre de calcul & Interview), Sébastien Varrette, Foto Lex Kleren

Décision de la Commission: Le Luxembourg accueillera le siège du supercalculateur européen

Lex Kleren
HPC/digitalisation de l’économie (Centre de calcul & Interview), Sébastien Varrette, Foto Lex Kleren
Wirtschaft 2 Min.11.01.2018

Décision de la Commission: Le Luxembourg accueillera le siège du supercalculateur européen

Pierre Sorlut
Pierre Sorlut

La stratégie d'établissement d'un superordinateur paneuropéen sera coordonnée depuis le Luxembourg, annonce l'exécutif européen.

Par Pierre Sorlut

La Commission européenne fait savoir ce jeudi que le Luxembourg accueillera le siège du supercalculateur européen dans le cadre du programme de High Performance Computing (HPC). «Les centres de données de la Commission sont au Luxembourg (Betzdorf et Windhof)», justifie un porte-parole de l'exécutif européen dont les représentants avaient omis, plus tôt dans la matinée, de citer l'établissement de la coentreprise EuroHPC au Grand-Duché.

Au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, les commissaires Mariya Gabriel (Economie digitale) et Carlos Moedas (Recherche) avaient avancé du concret dans le programme HPC lancé en février 2012 avec l'annonce d'un partenariat financier entre l'exécutif européen et les Etats membres pour créer l'infrastructure.

Presque un milliard d'euros

La Commission européenne apportera la moitié du financement du superordinateur, à concurrence de 486 millions d'euros, les Etats membres participant à l'initiative l'autre moitié. Ils étaient sept à signer la déclaration en marge de l'anniversaire du traité de Rome le 23 mars dernier (dont le Luxembourg). Ils ont été rejoints par six autres courant 2017 pour «acquérir une force de calcul paneuropéenne disponible à travers toute l'UE», a détaillé la Commissaire à l'Economie digitale. Mariya Gabriel laisse la porte ouverte aux autres Etats membres pour s'associer à l'initiative.

Pour la commissaire bulgare, le supercalculateur est «un outil fondamental qui ouvre la voie à de nouvelles applications scientifiques et industrielles». Mme Gabriel cite la conception de nouveaux médicaments ou produits cosmétiques permise par la simulation ex ante de leurs effets ou encore la construction de nouveaux avions et la réalisation de diagnostics médicaux personnalisés.

Mariya Gabriel ce jeudi dans la salle de presse du Berlaymont à Bruxelles.
Mariya Gabriel ce jeudi dans la salle de presse du Berlaymont à Bruxelles.
EU/Lukasz Kobus

«L'Europe ne peut pas prendre le risque d'être dépendante de pays tiers pour ces calculs», prévient la commissaire. Elle renchérit: «Nous voulons aligner les intérêts nationaux, les intérêts industriels et les intérêts scientifiques autour d'un projet commun». L'UE accuse déjà un lourd retard par rapport à la Chine et aux Etats-Unis en matière de HPC.

La stratégie et la mise en œuvre de la force de calcul paneuropéenne seront pilotées depuis le Grand-Duché avec l'installation de la coentreprise EuroHPC. La Commission ambitionne le début du travail (administratif, juridique et financier) de cette structure opérationnelle dès 2019. Elle sera composée de représentants publics des Etats participants et de représentants du secteur privé, «des parties prenantes du big data ou du HPC, mêlant académiques et industriels», précise l'exécutif européen.

Satisfaction au Luxembourg

«C'est une excellente nouvelle pour nous», fait savoir l'entourage du Premier ministre. L'Hôtel de Bourgogne associe le Vice-premier ministre et ministre de l'Economie Etienne Schneider «qui avait bien préparé le terrain avec Günther Oettinger», ancien commissaire en charge de l'Economie et de la société numérique. Xavier Bettel aurait, selon un membre de son cabinet, fini de convaincre la commissaire Mariya Gabriel qui a pris le relais à l'Economie digitale quand M. Oettinger a été transféré au Budget.


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