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Croissance: Le Luxembourg peut-il encore gagner en productivité?
Wirtschaft 2 Min. 25.10.2016 Aus unserem online-Archiv

Croissance: Le Luxembourg peut-il encore gagner en productivité?

Marc Wagener (à droite) a animé la discussion entre Michel-Edouard Ruben (à gauche et Sarah Guillou (au centre).

Croissance: Le Luxembourg peut-il encore gagner en productivité?

Marc Wagener (à droite) a animé la discussion entre Michel-Edouard Ruben (à gauche et Sarah Guillou (au centre).
Guy Jallay
Wirtschaft 2 Min. 25.10.2016 Aus unserem online-Archiv

Croissance: Le Luxembourg peut-il encore gagner en productivité?

Linda CORTEY
Linda CORTEY
Comment renforcer les perspectives de croissance d’une économie ? En soignant la productivité, répondent souvent les économistes. Problème, celle-ci s'essouffle dans les pays développés et particulièrement au Luxembourg.

(lc) - Comment renforcer les perspectives de croissance d’une économie ? En soignant sa productivité, répondent souvent les économistes. Gagner en productivité, cela veut dire être capable de produire plus et/ou mieux avec la même quantité de travail et de capital. Les gains de productivité sont d’ailleurs l’une des pistes du gouvernement pour soutenir la croissance du pays.

Le problème, c’est que les gains de productivité s’amenuisent dans les pays développés. La productivité a même diminué depuis la crise financière au Luxembourg. La fondation Idea a choisi d’en faire le thème de sa conférence mardi matin et a invité une spécialiste française, l’économiste Sarah Guillou de l’OFCE, pour en débattre.

La question de départ est simple : est-il encore possible de faire des gains de productivité dans les économies développées et particulièrement au Luxembourg ? La réponse, elle, est complexe car les économistes ne sont pas d’accord entre eux.

L'éducation n'est plus un moteur de la productivité

Pour certains, les pays développés sont arrivés à un plafond. Gagner en productivité n’y est presque plus possible, notamment parce que les travailleurs sont bien formés. L’éducation est l’un des principaux moteurs des gains de productivité dans les pays en développement. Une fois que la population a accès à un système éducatif performant, ce moteur disparait. Autre explication, les progrès techniques dans le domaine des télécommunications n’entrainent pas de gain de productivité comme ce fut le cas lors de l’après-guerre.

Pour d’autres économistes, les gains de productivité sont simplement cycliques. La masse d’innovations apportera bien des gains de productivité mais plus tard, quand leurs effets se feront réellement sentir.

Les discussions de la matinée n’ont pas clos le débat mais ils ont apporté des éléments de réflexion sur les déterminants et la mesure de la productivité. Michel-Edouard Ruben, l’économiste de la fondation Idea et Sarah Guillou ont partagé le même constat de l’essoufflement de l’éducation comme moteur de la productivité. Un constat particulièrement vrai au Luxembourg.

La productivité évolue selon le secteur d'activité

Quant à savoir si cela condamnait les perspectives de gains de productivité dans le pays, les intervenants ne se sont pas prononcés. Leur but a surtout été de montrer que chaque pays et chaque secteur de l’économie pouvaient présenter des situations différentes et donc des perspectives de productivité différentes. Même dans un secteur comme la finance où la productivité est très élevée, il y a encore des gains qui se réalisent.

Quelles que soient les évolutions de la productivité dans le pays, l’économiste de Idea a proposé une série de mesures que le gouvernement pourrait envisager afin de créer un cadre favorable aux gains de productivité, comme la création d’un écosystème favorable au capital-risque car l’innovation est un moteur principal de la productivité. Autres mesures à envisager selon Idea, prendre en compte les possibles ruptures du tissu économique avec la problématique des successions ou encore la transformation du salariat avec l’émergence de nouvelles formes de travail.