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Commissariat aux assurances: 2014, année encourageante pour l'assurance
Wirtschaft 5 Min. 13.07.2015

Commissariat aux assurances: 2014, année encourageante pour l'assurance

Annick Felten et Claude Wirion ont présenté le bilan de 2014. (Photo: Chris Karaba)

Commissariat aux assurances: 2014, année encourageante pour l'assurance

Annick Felten et Claude Wirion ont présenté le bilan de 2014. (Photo: Chris Karaba)
Chris Karaba
Wirtschaft 5 Min. 13.07.2015

Commissariat aux assurances: 2014, année encourageante pour l'assurance

Après plusieurs années particulièrement bonnes pour le secteur, 2014 se révèle aussi être un bon cru pour l'assurance.¶

(ndp).- Une année «encourageante». En présentant lundi matin le bilan 2014 du secteur de l'assurance, Claude Wirion, président du Commissariat aux assurances (CAA) n'a pas fait dans l'emphase. Pourtant l'encaissement progresse de 11,90 %. Une bonne nouvelle attribuable à l'assurance-vie qui fait un bond de 20,04 % et qui «s'est remarquablement rétablie après une année de déstabilisation par la réorientation de la politique luxembourgeoise en matière d'échange d'informations fiscales».

L'assurance non vie voit son encaissement progresser de 4,06 %, alors que le secteur de la réassurance, qui s'était illustré en 2012 en augmentant de 25,11 %, s'inscrit en baisse pour la deuxième année consécutive avec un léger recul de 2,50 %. «Si on prend le total des primes, nous avons dépassé les 36 milliards d'euros. Il n'y a jamais eu autant de primes encaissées au Luxembourg, ce qui prouve qu'en assurance-vie surtout, le marché a bien pris le tournant des nouvelles règles fiscales», a commenté Claude Wirion.

L'assurance-vie comme locomotive du secteur

En termes de profitabilité, l'exercice 2014 frise le record historique de 2012 (1.678 millions d'euros) avec un bénéfice total de 1.630 millions d'euros. La réassurance enregistre une croissance de ses bénéfices de 42,67 %, tandis que l'assurance-vie améliore son précédent record de 2013 avec une augmentation de 9,75 %.

Avec plus de 205 milliards d'euros, la somme des bilans progresse quant à elle de 12,71 % par rapport à l'année précédente. La part revenant à l'assurance-vie s'élève à 147,21 milliards d'euros ou 71,69 % du total.

L'assurance luxembourgeoise demeure tournée vers l'extérieur. Le Luxembourg ne compte que pour 9,5 % du total, 90,5 % sont des activités développées à l'étranger. «Le constat est le même que pour les années précédentes. Nous dépendons beaucoup du marché unique et nous faisons tout pour défendre l'acquis communautaire. Il faut dire en même temps que le segment des activités internationales hors UE se développe également très bien», a commenté le président du Commissariat aux assurances.

S'agissant de la collecte nette de primes d'assurance-vie, tous les marchés géographiques sont en progression sauf celui de la Belgique, impacté par l'échange d'informations fiscales. «Même si le phénomène de retrait va se résorbant, la Belgique reste un marché difficile pour le Luxembourg», a avoué M. Wirion. Si la France est aujourd'hui le principal pourvoyeur de primes, le marché allemand reste positif et l'Italie «intéressante». Mais c'est surtout le reste du monde qui prend une dimension plus importante. «Certaines compagnies vont chercher plus loin que le Luxembourg. Et il y a aujourd'hui notamment des flux d'affaires importants qui viennent d'Amérique du Sud. Certains assureurs en ont fait une spécialité», a précisé Claude Wirion.

Montée en puissance des produits classiques

Les produits d'assurance liés à des fonds dédiés restent une activité très importante, mais le Commissariat note surtout une montée en puissance des produits classiques. «Ceci s'explique par le fait que l'assurance promet encore aujourd'hui des rendements supérieurs à ce qu'on peut avoir sur un compte bancaire. Le phénomène est devenu tellement important que les assureurs ont mis des freins en 2015, notamment en raison de Solvabilité 2 qui sera particulièrement pénalisante pour ces types de produits».

Selon le Commissariat aux assurances, quatre entreprises d'assurances directes se sont vu délivrer un agrément en 2014, «ce qui montre que le marché reste attractif». Le secteur enregistre également dix nouveaux venus dans le domaine de la réassurance. A noter également que trois professionnels du secteur de l'assurance (PSA) ont été agréés en 2014, deux autres sont en cours de procédure.

Au niveau des intermédiaires, de nouvelles sociétés continuent de s'établir, même si le rythme s'est quelque peu ralenti. Le nombre de sociétés de courtage est même en légère diminution par rapport à l'année précédente. «Il faut dire que les obligations qui pèsent sur les intermédiaires vont se renforçant. Au niveau européen, nous sommes en train de mettre le point final à une nouvelle directive sur la distribution des produits d'assurance et de réassurance. Et là aussi les exigences seront nettement renforcées. Il n'est pas sûr que tous les intermédiaires sur place pourront respecter ces règles, certains vont peut-être sortir du marché et d'autres se regrouper», a expliqué Claude Wirion.

Cap sur Solvabilité 2

Le projet Solvabilité 2 a retenu toute l'attention du Commissariat aux Assurances durant l'année 2014. Le nouveau régime prudentiel va entrer en vigueur au 1er janvier 2016 et «nous sommes donc dans la toute dernière ligne droite». C'est depuis 2009 que le Commissariat prépare les compagnies d'assurances aux nouvelles exigences. «Nos assureurs connaissent maintenant très bien tous ces nouveaux outils. Certains assureurs et heureusement ils sont très peu nombreux, ne seront pas en mesure de respecter les nouvelles normes au 1er janvier. Parmi ce très petit nombre, certains assureurs ont pris le devant et ont fusionné avec d'autres groupes, de sorte que l'on s'attend au 1er janvier à ce que tous nos assureurs soient en règle».

Concernant les nouvelles structures de reporting financier, Claude Wirion s'est montré légèrement moins optimiste. «L'EIOPA a promis un outil qui tarde à venir, alors que le délai a été repoussé d'année en année. L'outil devrait finalement être livré au mois d'août et on ne sait toujours pas s'il va convenir à nos assureurs. D'énormes efforts seront encore nécessaires d'ici la fin de l'année».


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