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"Cluster espace": Emtronix, une entreprise à suivre en 2015
Wirtschaft 4 Min. 02.01.2015 Aus unserem online-Archiv

"Cluster espace": Emtronix, une entreprise à suivre en 2015

Cédric Lorant et Henri Du Faux, fondateurs et gérants d’Emtronix: «Luxinnovation et l’ESA nous ont donné cette impulsion, en nous confiant des 
projets.»

"Cluster espace": Emtronix, une entreprise à suivre en 2015

Cédric Lorant et Henri Du Faux, fondateurs et gérants d’Emtronix: «Luxinnovation et l’ESA nous ont donné cette impulsion, en nous confiant des 
projets.»
GERRY HUBERTY
Wirtschaft 4 Min. 02.01.2015 Aus unserem online-Archiv

"Cluster espace": Emtronix, une entreprise à suivre en 2015

Grâce au soutien de Luxinnovation, de l’Agence spatiale européenne (ESA) et d’un client visionnaire, la PME spécialisée dans l’électronique embarquée est entrée en 2009 dans le secteur spatial par la petite porte. Aujourd’hui, elle travaille avec les plus grands.

(M.A.) Cela fera bientôt 30 ans que le Luxembourg s’est lancé dans l’aventure spatiale. Celle-ci a débuté en 1985 avec la création de la Société européenne des satellites (SES), une initiative matérialisant les premiers pas du pays dans le domaine des technologies de l'espace. Une nouvelle étape a été franchie en juin 2005 quand le Grand-Duché a rejoint l'Agence spatiale européenne (ESA), et commencé à participer aux projets menés en commun par 20 Etats européens.

Aujourd’hui, le pays compte une vingtaine d’entreprises actives dans le secteur. Emtronix, fondée en 2001 par des ingénieurs venus de l'électronique automobile, est l'une d'entre elles. Spécialisée dans l’électronique avancée, dans les logiciels embarqués et dans le design de systèmes intégrés, elle s’est faite un nom dans l'industrie automobile, en travaillant notamment pour Delphi Automotive, l’équipementier américain basé à Bascharage.

Tournant spatial en 2008

Pour la PME, le tournant spatial a été pris en 2008-2009, à la faveur d'un contact pris par Luxinnovation. L’agence nationale pour l’innovation et la recherche au Luxembourg recensait alors les sociétés des secteurs technologiques: «A l’époque elle réalisait un état des lieux des savoir-faire, des services et des produits existants, qui pouvaient être transférés et appliqués à l’industrie spatiale», se souviennent Cédric Lorant et Henri Du Faux, les cofondateurs et gérants d’Emtronix.

Ils ont donc rejoint le «Luxembourg Space Cluster» géré par Lux-innovation (voir encadré). Ils ont ainsi, par son intermédiaire, rencontré leur premier client, LuxSpace, une société spécialisée entre autres dans l’AIS, un système de communication et de positionnement des navires. En 2009, ils ont alors collaboré à son premier satellite de démonstration (Pathfinder 2), en réalisant une série d’instruments et d’interfaces électroniques embarqués. Deux autres contrats pour des satellites commerciaux ont suivi. Puis des commandes de l’ESA, de Thales Alenia Space, ou encore de SES Astra. Bref, du beau monde.

La transition vers le spatial s’est ainsi faite progressivement, grâce à Luxinnovation, à Luxspace et à l’ESA. La première par son soutien et par la mise en commun des acteurs du secteur, de leurs compétences et savoir-faire. La seconde pour ses commandes et pour avoir cru en Emtronix. Et la troisième, via le retour géographique: lorsqu’un de ses Etats membres participe à un projet spatial, le consortium qui mène le programme est composé de firmes issues de ces pays, au prorata du financement apporté.

De fait, Emtronix a graduellement pris part à des programmes spatiaux européens. A un niveau secondaire tout d’abord, puis comme coordinateur et chef de projet. Un signe de la reconnaissance de leurs compétences, par les autorités gouvernementales et les pairs: «Luxinnovation et l’ESA soutiennent les entreprises dans leur développement, en les poussant à acquérir les compétences et les connaissances qui leur manquent», expliquent les confondateurs. «Elles nous ont donné cette impulsion, en nous confiant des projets, pour lesquels nous n’avions au départ pas nécessairement toute l’expérience requise.» Basée à Sanem, Emtronix compte aujourd’hui des clients en Angleterre, en Allemagne ou en France. Ses deux gérants ne comptent pas s’arrêter là. S’ils appliquent déjà à l'automobile l’expérience projet et produits acquise dans le spatial, ils souhaitent désormais poursuivre leur rêve d’ingénieur: concevoir leur propre produit, une solution de technologie embarquée modulable, destinée à la fois aux véhicules terrestres et aux engins spatiaux. En 2015, leur carnet de commandes est déjà bien rempli. Et, retour géographique oblige, les accords signés au Luxembourg le 2 décembre dernier, sur la nouvelle fusée européenne Ariane 6 (lancement prévu en 2020), pourraient bien se concrétiser par leur participation à ce nouveau programme de quatre milliards d’euros.


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