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Classement des banques: 2015, année cruciale pour les banques
Wirtschaft 5 Min. 11.06.2016

Classement des banques: 2015, année cruciale pour les banques

2015 restera dans les annales du secteur comme une année charnière pour la place financière.

Classement des banques: 2015, année cruciale pour les banques

2015 restera dans les annales du secteur comme une année charnière pour la place financière.
(Photo: Pierre Matgé)
Wirtschaft 5 Min. 11.06.2016

Classement des banques: 2015, année cruciale pour les banques

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
«Une année cruciale». De l'avis même de l'ABBL, 2015 restera dans les annales du secteur comme une année charnière pour la place financière et l'industrie bancaire en particulier.

(ndp) - «Une année cruciale». De l'avis même de l'ABBL, 2015 restera dans les annales du secteur comme une année charnière pour la place financière et l'industrie bancaire en particulier.

«Un certain nombre d'événements significatifs, de tendances ainsi que de décisions prises à Luxembourg et à Bruxelles changent durablement la manière de faire des affaires, et par extension, ont un impact sur les contours de notre centre financier et donc de l'ensemble du pays», note l'ABBL dans son rapport annuel de 2015.

Au cœur des bouleversements réglementaires qui touchent le secteur bancaire se trouve notamment l'Union des marchés des capitaux (UMC), projet clé de la Commission européenne. Ce plan d'investissement vise à améliorer l'accès au financement pour toutes les entreprises à travers l'Europe, augmenter et diversifier les sources de financement et mettre en place un véritable marché unique des capitaux entre les 28 Etats membres de l'UE. Les banques luxembourgeoises ont continué à soutenir ce projet tout au long de l'année 2015.

«Dans ce contexte, nous avons besoin de banques qui jouent un rôle central dans la réalisation de la CMU, pour être en mesure d'effectuer leur activité principale, à savoir l'octroi de crédits à l'économie, sans obstacles inutiles», affirme l'ABBL, ajoutant que «tel ne sera pas le cas si la réforme structurelle bancaire (BSR) verra le jour sous sa forme actuelle».

Transparence fiscale

Dans le même temps, la tendance à la transparence fiscale s'est accélérée, alors que l'échange automatique d'informations est opérationnel depuis 2015. Pour l'ABBL, il ne fait pas de doute: la banque privée luxembourgeoise s'était bien préparée à ce changement en adaptant ses business models depuis le début. En conséquence, «nous avons assisté à une restructuration considérable au cours des dernières années et, comme prévu, un certain nombre de pertes d'emplois. Mais nous avons en effet réussi à attirer une plus grande partie de clients fortunés et internationaux», se félicite l'ABBL.

Sur le plan de l'origine géographique des actifs des clients, on note que 20,8 % proviennent du Luxembourg (contre 18,3 % en 2014), 8,2 % de Belgique (8,5 %), 4,6 % de France (5,8 %), 5,1 % d'Allemagne (5,9 %), 22% d'autres pays EU (19,7 %), 16,7 % de pays non européens (15,1 %), 2 % du Moyen-Orient (2,4 %), 1,7 % d'Asie et Asie Pacifique (1,5 %), 4,5 % d'Amérique latine (4,6 %) et 1,2 % des Etats-Unis (0,8 %).

L'accord Fatca entre le Luxembourg et les USA a été approuvé le 1er juillet à la Chambre des députés. L'Administration luxembourgeoise des contributions transmettra dorénavant automatiquement certaines données aux autorités fiscales américaines. Il ne s'agira pas seulement d'informations sur les finances des citoyens américains, mais aussi des données bancaires de personnes ayant un lien avec les Etats-Unis.

En outre, l'OCDE a présenté le 5 octobre les différentes mesures issues du projet BEPS, préconisées pour réformer l'ensemble des règles fiscales internationales «de manière cohérente et coordonnée».

Cap sur les FinTechs

Le secteur doit relever d'autres défis majeurs, comme les FinTechs par exemple. «Les banques d'aujourd'hui font face à un nouveau processus de transformation déclenché par l'innovation technologique et le comportement des clients qui évolue. Les services financiers sont de plus en plus modulaires, ce qui facilite l'accès des clients à des fournisseurs de produits multiples. La banque digitale et les FinTechs sont devenus la nouvelle force motrice dans un environnement caractérisé par de nouvelles générations de clients ainsi que de nouveaux acteurs dans le domaine des paiements», estime Serge De Cillia. Dans ce contexte, l'ABBL a notamment crée un «Digital Banking and FinTech Innovation Cluster», qui rassemble les membres de l'association pour discuter et trouver les meilleures solutions pour faire face à ce changement de paradigme.

Les banquiers luxembourgeois ont eu à traiter d'autres dossiers épineux, comme le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), l'accord TiSA (Trade in Services Agreement), le FTT (Financial transaction tax) ou encore Mifid II, la directive révisée sur les marchés financiers. Les banquiers se sont également penchés sur la loi relative à l'immobilisation des actions et parts au porteur, entrée en vigueur en 2016.

Protection des déposants

A noter également, l'adoption du projet de loi sur la protection des déposants. La grande nouveauté consiste à transformer le régime privé financé «ex post» en une structure publique financée «ex ante». L'Association pour la garantie des dépôts Luxembourg (AGDL) est remplacée par un «Fonds de garantie des dépôts Luxembourg (FGDL). La CSSF jouera un rôle important dans le nouveau dispositif puisqu'elle sera dotée d'un nouvel organe interne dénommé «Conseil de protection des déposants et des investisseurs» (CPDI).

Toutefois, la Commission européenne a proposé en novembre 2015 la mise en place d'un système de garantie des dépôts bancaires (SEGD) à l'échelle de la zone euro. Il est prévu que le système soit progressivement mis en place, en trois étapes. Dans un premier temps, le dispositif consisterait en une réassurance des systèmes de garantie des dépôts (SGD) nationaux, avant de passer au bout de trois ans à un système de coassurance, dans lequel la contribution du SEGD augmenterait progressivement, pour au final, aboutir, en 2024, à un système européen de garantie des dépôts proprement dit.

«De solides garanties sont prévues pour éviter que le dispositif ne soit utilisé de manière injustifiée et qu'il ne crée un aléa moral, de sorte à inciter les systèmes nationaux à gérer leurs risques éventuels de façon prudente», expliquait la Commission européenne lors de la présentation de son projet. Dans ce contexte, les banques luxembourgeoises entendent «mettre l'accent sur la neutralité des coûts et l'efficacité opérationnelle d'un tel système»

Enfin, d'un point de vue financier, la Commission de surveillance du secteur financier avait évalué au mois de mars le résultat avant provisions du secteur bancaire luxembourgeois à 5.463 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 1,6 %. Le régulateur avait jugé que les intérêts bas, voire négatifs représentaient «un réel défi pour la rentabilité des banques au Luxembourg et dans la zone euro plus globalement».


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