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Brexit: Le Luxembourg ferait la course en tête
Wirtschaft 2 Min. 07.07.2017 Aus unserem online-Archiv

Brexit: Le Luxembourg ferait la course en tête

Le Luxembourg a notamment réussi à attirer de grandes compagnies d'assurances anglo-saxonnes sur son territoire.

Brexit: Le Luxembourg ferait la course en tête

Le Luxembourg a notamment réussi à attirer de grandes compagnies d'assurances anglo-saxonnes sur son territoire.
(Photo: AFP)
Wirtschaft 2 Min. 07.07.2017 Aus unserem online-Archiv

Brexit: Le Luxembourg ferait la course en tête

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Un an après le vote du Brexit par les Britanniques, le Luxembourg capterait l'essentiel des candidats à l'exil continental, selon une étude de KPMG.

(ndp/AFP) - Le Luxembourg fait-il la course en tête dans les relocalisations post-Brexit? Selon une étude du cabinet KPMG que l'AFP s'est procurée, 21 sociétés au total ont annoncé la relocalisation d'une partie de leurs activités après le vote du Brexit.

Le document classe le Grand-Duché (21 annonces) loin devant l'Irlande (14 annonces), l'Allemagne (8 annonces), les Pays-Bas (4 annonces), la Belgique (3 annonces) et la France (1 annonce).

Le Luxembourg a notamment réussi à attirer de grandes compagnies d'assurances anglo-saxonnes sur son territoire. Dernier en date: l'assureur Liberty Speciality Market a annoncé l'installation d'une partie de ses activités au Grand-Duché. Il s'agit de la sixième compagnie à choisir le Luxembourg après AIG, Hiscox, FM Global, RSA, et CNA Hardy depuis le référendum britannique.

Ces "gros assureurs ont annoncé leur décision de venir s'établir au Luxembourg pour leurs opérations post-Brexit avec des activités qu'on n'avait pas vraiment encore", explique à l'AFP le directeur de Luxembourg for Finance, l'agence pour le développement de la place financière, Nicolas Mackel.

Mais «il ne s'agit pas d'une course», relativise le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna. M. Gramegna revendique une approche "constructive et pragmatique" du Grand-Duché dans le processus de relocalisation des sociétés de la City de Londres depuis un an.

L'effet Brexit reste limité pour Paris

En France, le gouvernement met les bouchées doubles et a présenté vendredi de nouvelles mesures ouvertement destinées à dérouler le "tapis bleu-blanc-rouge" pour convaincre le secteur financier de quitter Londres pour s'installer à Paris.

Parmi celles-ci, plusieurs mesures touchent au cadre fiscal: une extension prévue en 2018 de la taxe sur les transactions financières (TFF) va être abrogée; la tranche supérieure, à 20%, de la "taxe sur les salaires", pesant notamment sur les gros revenus du secteur financier, va être supprimée; enfin, les "bonus" parfois considérables du secteur financier seront eux exclus du calcul des indemnités de licenciement des employés "preneurs de risques" (traders, etc.), ce qui devrait profiter à leurs employeurs.

La région Ile-de-France va également ouvrir trois lycées internationaux supplémentaires d'ici 2022, en plus des six actuels, à Courbevoie près de La Défense, à Saclay et à Vincennes.

Autre mesure importante annoncée vendredi: le gouvernement lance le projet d'une nouvelle Cour de justice, «une chambre commerciale internationale spécialisée dans ces contentieux à haute technicité juridique».

Un seul engagement en France

L'"effet Brexit" reste à ce stade encore limité pour Paris, en dehors de l'annonce de la banque HSBC, qui prévoit de déplacer 1.000 emplois en France. JP Morgan Chase, géante américaine de la banque d'affaires, a pour sa part choisi Dublin, Francfort et Luxembourg.

"A ce stade il n'y a pas d'autre engagement que celui de HSBC. On y travaille. La journée d'aujourd'hui est un signal important aux investisseurs", a affirmé le secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux, rattaché à Bercy.



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