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BNP Paribas veut rassurer
Wirtschaft 3 Min. 07.02.2019

BNP Paribas veut rassurer

L’établissement financier, dirigé par Jean-Laurent Bonnafé, a pour 6,6 milliards d'euros de fonds verts sous 
gestion (Photo Eric Piemont/ AFP)

BNP Paribas veut rassurer

L’établissement financier, dirigé par Jean-Laurent Bonnafé, a pour 6,6 milliards d'euros de fonds verts sous 
gestion (Photo Eric Piemont/ AFP)
AFP
Wirtschaft 3 Min. 07.02.2019

BNP Paribas veut rassurer

Aude FORESTIER
Aude FORESTIER
Hier, la banque de la rue d’Antin a présenté des résultats mitigés, mais croit en son plan 2020 pour lequel elle a fait des ajustements. Concernant le Grand-Duché, les chiffres de la Banque de détail et des entreprises au Luxembourg (BDEL), l’un des métiers de la BGL, sont bons.

Comme à son habitude, quelques minutes avant l’ouverture des portes de la Bourse de Paris, BNP Paribas a été la première à dévoiler ses résultats pour l’année 2018. Contrairement à 2017, ils sont moins bons. En effet, la banque française a fait état d’un résultat part net du groupe à 7,526 milliards d’euros, en baisse de 3 % par rapport à l’exercice précédent (7,759 milliards d’euros). Selon l’établissement financier de la rue d’Antin, le résultat net «enregistre l’impact ponctuel à la date arrêtée (NDLR: 31 décembre 2018), de la forte baisse des marchés sur la réévaluation de la participation résiduelle dans First Hawaiian Bank et de certains portefeuilles de l’assurance (-220 millions d’euros)».

L’an dernier, le produit net bancaire, l’équivalent du chiffre d’affaires, s’établissait à 42,516 milliards d’euros, en baisse de 1,5 % par rapport à 2017 qui «intégrait au titre des éléments exceptionnels les plus-values de cession des titres Shinhan et Euronext pour un montant de 233 millions d’euros» et la «réévaluation de dette propre (OCA) et du risque propre inclus dans les dérivés (DVA) pour -175 millions d’euros».

Au quatrième trimestre 2018, le PNB, s’élevait à 10.160 millions d’euros, en baisse de 3,5 % par rapport à la même période en 2017, qui «intégrait au titre des éléments exceptionnels la réévaluation de dette propre (OCA) et du risque de crédit propre inclus dans les dérivés (DVA) pour onze millions d’euros», a indiqué l’établissement financier aux oiseaux blancs. Comme lors de l’exercice 2017, le dividende s’affiche à 3,02 euros par action, «payable en cash», a précisé Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général. Celui-ci a vanté la hausse de 3,9 % de l’encours des crédits par rapport à 2017 ainsi que un ratio de «common equity Tier 1 de Bâle 3 plein» s’établissant à 11,8 %, «témoignant de la grande solidité du bilan».

Plus de spécialisation

Le grand patron de BNP Paribas a souligné d’autres actions importantes. La banque dit être sortie «du gaz de schiste et du pétrole». Elle ne finance plus non plus le tabac. Le fait d’arrêter de financer ces deux produits génère «un manque à gagner de 100 millions d’euros par an», d’après Jean-Laurent Bonnafé. En outre, 15,6 milliards d’euros de financement sont dédiés aux énergies renouvelables.

Lancé en 2016, le plan «2020» connaît quelques changements. Comme le dit Jean-Laurent Bonnafé, «il est normal qu’à la mi-temps d’un plan, on fasse des ajustements». Le groupe prévoit une croissance du produit net bancaire à 1,5 % pour la période 2016-2020 contre 2,5 % annoncés au départ. Afin d’atteindre cet «objectif 2020», la banque prévoit de faire 600 millions d’économies supplémentaires. Cette somme s’ajoute aux 2,7 milliards déjà énoncés auparavant. Quant à la transformation digitale, elle a permis de faire 1,15 milliard d’euros d’économies depuis le lancement du projet. Le coût total de cette transformation est de 1,1 milliard d’euros en 2018 et de 385 millions d’euros au quatrième trimestre 2018.

Par ailleurs, les dirigeants de BNP Paribas n’envisagent pas de nouvelles acquisitions. Celles effectuées entre 2016 et 2018 «vont contribuer positivement au plan (2020). Nous allons tirer des bénéfices des acquisitions déjà faites», a assuré Philippe Bordenave, le directeur général délégué. Toujours à propos d’acquisitions, celle d’ABN Amro au Luxembourg en 2018 a «contribué aux résultats» de l’activité «gestion institutionnelle privée».

En ce qui concerne le Grand-Duché, la Banque de détail et des entreprises au Luxembourg (BDEL) se porte bien. Au quatrième trimestre 2018, l’encours des crédits s’établissait à dix milliards d’euros, en progression de 6,8 % par rapport à la même période en 2017 (crédits immobiliers et aux entreprises). Les dépôts ont connu le même succès. Désormais à 21,9 milliards d’euros, ils ont bondi de 8,6 % par rapport au quatrième trimestre de l’exercice précédent. Le pays compte 41 agences BGL BNP Paribas. Pour les dirigeants de BNP, il n’est pas question d'en ouvrir d'autres mais de «travailler à plus de spécialisation», de se concentrer sur la clientèle internationale, locale et celle des entreprises. Les résultats 2018 de BGL BNP Paribas seront connus en avril prochain.


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