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Augmentation de capital: ArcelorMittal: le Luxembourg pose ses conditions
Wirtschaft 4 Min. 11.03.2016

Augmentation de capital: ArcelorMittal: le Luxembourg pose ses conditions

Le Premier ministre Xavier Bettel et le PDG Lakshmi Mittal à Davos en 2015.

Augmentation de capital: ArcelorMittal: le Luxembourg pose ses conditions

Le Premier ministre Xavier Bettel et le PDG Lakshmi Mittal à Davos en 2015.
D.R.
Wirtschaft 4 Min. 11.03.2016

Augmentation de capital: ArcelorMittal: le Luxembourg pose ses conditions

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
La participation de l'Etat luxembourgeois à l'augmentation de capital votée jeudi dépend d'une pluralité de paramètres en cours de discussions. Celles-ci tournent autour du siège, d'échanges de terrains et de la présence luxembourgeoise au conseil d'administration.

Par Pierre Sorlut

Ni Lakshmi ni Aditya Mittal n'ont fait le déplacement hier dans la capitale. De fait, le président d'ArcelorMittal Luxembourg, Michel Wurth, a présidé l'assemblée générale extraordinaire du leader mondial de la sidérurgie. A son ordre du jour: voter l'augmentation de trois milliards de dollars annoncée le 5 février.

Cela s'est révélé une formalité pour les actionnaires représentés (51,46 %). Ils ont voté pour à plus de 95 %. Parmi eux, la famille Mittal, titulaire de 37,4 % des parts du groupe. Elle l'avait déjà fait savoir. Elle contribuera à hauteur de 1,1 milliard de dollars. Idem pour l'Etat luxembourgeois qui, selon Michel Wurth, a marqué son accord de principe pour mettre lui aussi la main à la poche, proportionnellement à sa participation de 2,161 %, soit un décaissement potentiel de 64,8 millions de dollars.

64,8 millions pas encore dans la poche d'ArcelorMittal

Mais tout n'est pas encore réglé apprend-on de source gouvernementale. «L'Etat n'a pas encore pris de décision formelle. Nous aimerions lier ce dossier à certains autres» indique le vice-premier ministre Etienne Schneider au «Luxemburger Wort».

Plusieurs décisions clés doivent en effet être prises. Et si le Premier ministre Xavier Bettel a souligné ces derniers jours que les relations entre le leader mondial de la sidérurgie et l'Etat luxembourgeois devaient plus que jamais s'inscrire sur le long terme, elles dépendront principalement d'une négociation à trois bandes opérée au plus haut niveau.

Participation de l'Etat sous conditions

La première concerne donc l'augmentation de capital à laquelle l'Etat, deuxième actionnaire du groupe, pourrait théoriquement ne pas participer. S'il y consentait, le gouvernement choisirait de procéder via la SNCI (Société nationale de crédit et d'investissement), laquelle prendrait dans ses comptes les actions nouvellement émises.

La deuxième bande a bien évidemment à faire avec l'apport du terrain du fonds du Kirchberg visant à loger le futur siège d'ArcelorMittal. Cette possibilité, révélée en nos colonnes lundi, est actée sur le principe, mais demeure aujourd'hui bloquée dans l'attente d'un accord sur les terrains apportés en contrepartie par le groupe sidérurgique. Le gouvernement compte en effet les utiliser pour servir sa politique du logement. Les discussions achoppent aujourd'hui précisément sur des friches situées à Dudelange et sur la partie qui aura la charge de leur dépollution. Les 62 hectares (dont 54 apportés par ArcelorMittal) liés à l'étude de faisabilité pour la reconversion de terrains situés à Esch-sur-Alzette et à Schifflange sont eux exclus du paquet de la négociation.

J'ai discuté avec Aditya Mittal...

Ce qui n'est pas le cas du sujet de la représentation de l'Etat au conseil d'administration du groupe. A effectivement circulé la rumeur de la volonté du grand chef Laskhmi Mittal de considérer Michel Wurth comme un représentant de l'Etat luxembourgeois au conseil d'administration alors qu'il l'a rejoint en mai 2015 «en interne» après avoir quitté la direction exécutive du groupe. Le cas échéant, la place de Jeannot Krecké, l'autre administrateur non indépendant, lui nommé en 2010 sur le ticket de l'Etat, serait ainsi menacée.

Contacté fin février à ce sujet, l'intéressé avait fait savoir qu'il n'avait pas été approché à ce sujet.

Le fauteuil de l'ancien ministre de l'Economie Jeannot Krecké serait-il menacé?
Le fauteuil de l'ancien ministre de l'Economie Jeannot Krecké serait-il menacé?
LW


«J'ai discuté avec Aditya Mittal hier par téléphone, confie le ministre de tutelle Etienne Schneider, et il semble tout à fait disposé à trouver des solutions dans l'ensemble de ces domaines».

La BCEE pour 97 millions de dollars

Peut-être se souviendra-t-il de la porte de sortie ouverte par le gouvernement pour le château de l'Arbed. L'Etat et ArcelorMittal avaient été en affaires entre décembre 2014 et janvier 2015 dans le cadre du rachat par la Banque et Caisse d'épargne (BCEE) de l'ancien siège de l'avenue de la Liberté.

Le montant de la transaction n'a jamais été divulgué (le ministère des Finances renvoie vers la banque et Françoise Thoma qui elle ne répond pas), mais il s'établirait autour de 100 millions d'euros. L'édition 2015 du rapport annuel publiée il y a quelques semaines fait état d'une cession d'actifs d'une valeur de 97 millions de dollars. Une source proche du dossier nous parle d'une centaine de millions d'euros, soit une somme bien rondelette et du beurre dans les épinards dont ArcelorMittal a bien besoin.


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