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Annonce de Nicolas Mackel: Le Luxembourg aura sa "House of FinTech"
Wirtschaft 3 Min. 10.11.2015

Annonce de Nicolas Mackel: Le Luxembourg aura sa "House of FinTech"

Le professeur Sandy Pentland a proposé différentes pistes de développement des FinTech au Luxembourg comme la personnalisation poussée du private banking

Annonce de Nicolas Mackel: Le Luxembourg aura sa "House of FinTech"

Le professeur Sandy Pentland a proposé différentes pistes de développement des FinTech au Luxembourg comme la personnalisation poussée du private banking
Anouk Antony
Wirtschaft 3 Min. 10.11.2015

Annonce de Nicolas Mackel: Le Luxembourg aura sa "House of FinTech"

Le p.-d.g. de la Luxembourg for Finance, Nicolas Mackel, l'a annoncé deux fois le même jour: mardi matin à la BIL lors de la conférence FinTech et l'après-midi à l'occasion de la journée de l'assurance. Le Luxembourg aura sa «House of FinTech».

Rien ne sert d'avoir une maison si on n'a pas de famille à installer dedans. 

Si le p.-d.g. de l'agence de promotion de la place financière, la Luxembourg For Finance, Nicolas Mackel, a profité de deux événements qui se tenaient le même jour pour annoncer à tous les membres de la famille la création d'une «House of FinTech» pour favoriser le développement de cette nouvelle ère du secteur bancaire, c'est que de nouveaux membres ne devraient plus tarder à arriver au Luxembourg. 

Il l'a dit le matin, à la BIL, pour la journée organisée par l'Université de Luxembourg autour des FinTech avec le professeur américain Sandy Pentland. Et répété l'après-midi à la journée de l'assurance. Mais l'idée était dans les tubes depuis un moment, appelée prudemment «Task Force FinTech» par le régulateur, ou «Watch Tower» par le managing director de KPMG, George Bock. 

Car avec 36% du PIB lié au secteur bancaire et financier, sa place dans le secteur des fonds et l'emploi qu'il génère, le Luxembourg ne peut ni se permettre de regarder les innovateurs lancer de nouvelles idées pour dépouiller la banque, ni s'émerveiller de voir émerger de nouvelles places, comme Sydney ou Singapour. 

Des pièces à remplir... 

Ce n'est donc pas un hasard si le p.-d.g. de la BIL, Hughes Delcourt, à domicile hier pour la journée FinTech organisée par l'Université de Luxembourg a utilisé au moins dix fois le mot «coopération» en une heure pour inviter le secteur bancaire et financier et des acteurs des FinTech à profiter des forces les uns et des autres. 

 Aux banques le volume de clients, la confiance et la connaissance de l'évolution de l'environnement réglementaire. Aux FinTech l'agilité, la créativité et l'expérience client. 

«Il ne faut pas croire que tout le monde peut faire de la banque et mieux que les banquiers», s'est-il amusé, au côté de Raoul Mulheims, le fondateur de Digicash, un des rares exemples d'intégration réussie d'une innovation extérieure par le monde de la banque luxembourgeois. 

A Sandy Pentland, le prestigieux chercheur du Massachussets Institute of Technology, qui proposait la création de structures parallèles, dans chaque banque, complètement libres de leurs mouvements, M. Delcourt a très justement fait remarquer combien il pourrait être compliqué de trouver le personnel pour s'en occuper, entre ceux qui viendraient de la «vieille» banque et ceux qui n'y connaîtraient rien. 

Mais pour occuper la future «House of FinTech», que faire? 

  • Se spécialiser dans la régulation, l'identité pour les transactions et la gestion du risque, revoir la culture de l'entreprenariat pour 
M. Pentland. 
  • «Faire attention de ne pas rater le bon train de la distribution des fonds d'investissement» pour M. Bock, pour qui le Luxembourg a un rôle à jouer dans la confidentialité des données. «Pourquoi ne pas imaginer, sans attendre l'évolution des directives, d'héberger des données allemandes chez nous sous législation allemande», a-t-il suggéré et ainsi proposer une solution à l'Union européenne tandis que M. Delcourt évoquait plutôt des besoins en «mining», autrement dit en utilisation des données dont le Luxembourg dispose déjà en nombre dans ses établissements bancaires et financiers. 
  • Ou tenter de profiter du positionnement très juste du régulateur luxembourgeois, la Commission de surveillance du secteur financier, sur lequel s'est alignée la Cour de justice de l'Union européenne fin octobre à propos des crypto-monnaies. Car l'Allemagne, qui a tellement peu de goût pour le risque, a indiqué Franziska Boehm de l'Institut de technologie de Karlsruhe, ou les Etats-Unis qui sont tellement «incohérents», a dit l'Attorney de Berkeley George Frost, ne peuvent pas plus rivaliser que Londres...

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