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Amfine se pose en challenger
Wirtschaft 4 Min. 05.12.2019 Aus unserem online-Archiv

Amfine se pose en challenger

Jean-Christophe Mougnaud, CEO d'Amfine.

Amfine se pose en challenger

Jean-Christophe Mougnaud, CEO d'Amfine.
Photo: Steve Eastwood
Wirtschaft 4 Min. 05.12.2019 Aus unserem online-Archiv

Amfine se pose en challenger

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
La société française veut s'imposer comme alternative au géant du reporting réglementaire Kneip.

La concurrence s'intensifie sur le marché du reporting réglementaire. Alors que Kneip conserve une longueur d'avance sur ses rivaux, c'est au tour du challenger Amfine de monter au créneau. La regtech française, créée à Paris en 2006 et présente depuis sept ans au Grand-Duché, a lancé une nouvelle plateforme qui permet de centraliser les informations relatives aux fonds d'investissement et leurs documents associés. 

«Notre plateforme Maïa est un outil web qui permet de stocker tout type de données et de documents financiers pour l'ensemble de nos clients, à savoir les asset managers, les ManCo et les assureurs», explique Jean-Christophe Mougnaud, CEO d'Amfine. 

Selon Jean-Christophe Mougnaud, CEO d'Amfine, les données des clients recèlent souvent un potentiel encore inexploité.
Selon Jean-Christophe Mougnaud, CEO d'Amfine, les données des clients recèlent souvent un potentiel encore inexploité.
Photo: Steve Eastwood

L'avantage pour le client est un gain de temps sur la gestion des données réglementaires. «Grâce à un processus de validation défini au préalable avec chaque client et personnalisable selon ses besoins, Maïa propose un service managé de bout en bout, ce qui en fait un outil extrêmement flexible», confie le dirigeant. 

Une information unique

Il insiste tout particulièrement sur la notion «golden» des données ou des documents. «Cela signifie que nous accompagnons nos clients dans la consolidation de l'ensemble des processus de reporting de fonds et réglementaires en une solution complète.» En d'autres termes, «cela permet d'avoir la garantie que l'information est unique. Nous mettons cette information à jour une fois et ensuite nous la réutilisons partout. C'est une garantie d'économie en interne et cela demande chez le client beaucoup moins de ressources», avance Jean-Christophe Mougnaud, qui a rejoint Amfine en 2016 pour mettre en œuvre une restructuration des activités de la société suite à l'entrée d'un nouvel actionnaire dans la société. 

De plus, cette solution permet selon Amfine de réduire considérablement les coûts associés à la production de ces reportings, «grâce notamment à une capacité de gestion de la relation avec les traducteurs qui est intégrée.» 

Le reporting est un marché en forte croissance en Europe et qui a profondément évolué depuis dix ans. Les incidents sur les marchés financiers, tels que les subprimes ont poussé le législateur à imposer aux acteurs de la finance – assureurs et asset managers en tête – la production de reporting réglementaires pour leurs produits financiers: détail de leur composition, mode d'assemblage, prise de risques pour l'acquéreur, coûts affichés. 


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«L'objectif est de protéger le consommateur final en rendant la gestion des fonds un peu plus transparente, puisqu'il y a une forme d'opacité dans la gestion des fonds, et surtout de rendre les services comparables, afin que le consommateur puisse faire des choix éclairés», explique Jean-Christophe Mougnaud. 

Nous sommes en permanence en train d'innover et d'essayer de trouver des moyens pour améliorer notre production au quotidien.

Les innovations sont cruciales 

Le marché est encore appelé à fortement évoluer: la refonte de Solvabilité II devrait être adoptée l'année prochaine et entraîner des ajustements et des simplifications pour les acteurs de l'assurance. La finance n'en a pas non plus fini avec Priips, qui a pour but d'uniformiser l'information précontractuelle de certains produits financiers: son réexamen est prévu pour 2020.

Dans ce marché très concurrentiel, les innovations sont cruciales pour gagner des parts de marché. «Nous sommes en permanence en train d'innover et d'essayer de trouver des moyens pour améliorer notre production au quotidien», souligne le dirigeant. Pour ce faire, il joue à fond la carte de la digitalisation. «Nous avons fait pas mal d'investissements technologiques ces dernières années, ce qui nous permet aussi de faire baisser le prix pour nos clients.» 

Amfine a l'espoir de progresser fortement sur le marché luxembourgeois. «Nous comptons aujourd'hui à peu près 250 clients, dont le géant de la finance Amundi. Nous avons des clients en France, au Luxembourg, en Suisse, en Belgique, en Irlande et au Royaume-Uni. Nous produisons à peu près 350.000 documents par an.» La société, qui réalise à peu près 50 % de son chiffre d'affaires en France et 30 % au Luxembourg, vient de réaliser trois années consécutives de forte croissance: 20 % en 2017 et 2018 et 30 % cette année. 

Un potentiel encore inexploité

Et les perspectives de développement à court et moyen termes demeurent très positives. «Nos clients possèdent une masse de données très importante et n'en mesurent pas toujours la valeur. Notre objectif est justement de faire parler ces données et de leur apporter le maximum de valeur ajoutée». 

Selon Jean-Christophe Mougnaud, «il y a énormément à faire en matière de risques, de liquidités, de solvabilité, mais également dans le domaine du développement commercial». Enfin, il y a tout ce qui est aide à la distribution des fonds, ce qui est précisément le métier des asset managers. «C'est sur ces deux axes-là que nous travaillons principalement.»


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