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A la tête d'Altea Immobilière: Carole Caspari, Woman Business Manager de l'année
Wirtschaft 4 Min. 15.01.2015

A la tête d'Altea Immobilière: Carole Caspari, Woman Business Manager de l'année

En 2007, Carole Caspari lance Altea Immobilier pour permettre à des jeunes professionnels de se loger vite et pour pas trop cher. Un succès fulgurant.

A la tête d'Altea Immobilière: Carole Caspari, Woman Business Manager de l'année

En 2007, Carole Caspari lance Altea Immobilier pour permettre à des jeunes professionnels de se loger vite et pour pas trop cher. Un succès fulgurant.
Pierre Matge
Wirtschaft 4 Min. 15.01.2015

A la tête d'Altea Immobilière: Carole Caspari, Woman Business Manager de l'année

La Banque internationale à Luxembourg a désigné jeudi après-midi Carole Caspari "Woman Business Manager of the Year". A la tête d'Altea Immobilière, elle a su imposer la location à court terme de chambres meublées au Luxembourg.

«Je le mérite!» N'y voyez pas une forme d'arrogance, Carole Caspari, sculpture de l’artiste Iva Marzkova en mains, est dotée d'une inébranlable confiance en elle. D'ailleurs, elle corrige à peine son propos pour dire qu'elle a toujours cru en son potentiel. «J'ai toujours été très ambitieuse, toujours voulu être indépendante.»

Passionnée par l'immobilier, c'est pourtant dans le domaine de la fiscalité qu'elle fourbit ses premières armes. Elle devient vite cheffe de service de la Kredietrust, cheffe de département fiscalité chez Arthur Andersen puis aux Services généraux de gestion. «Ca m'a donné un bagage fiscal et juridique qui m'a aidé ensuite!» Ensuite, c'est ce moment où elle décide de se lancer dans l'immobilier. «Très vite, j'ai compris que les offres pour les expatriés qui arrivaient au Luxembourg représentaient un potentiel énorme.» Altea Immobilière se concentre alors sur ce que président du comité de direction de la BIL, Hughes Delcourt, appelle «une niche».

1.000 jeunes par an

Ne faites pas remarquer à cette fan de Xavier Bettel et de Jeanne D'Arc que l'immobilier permet de gagner davantage qu'en essayant de proposer des chambres meublées à des stagiaires ou de jeunes professionnels recrutés par des cabinets du Big Four ou des cabinets d'avocats. «Les petites ruisseaux font souvent de bien plus belles rivières», glisse-t-elle avec malice.

Aujourd'hui, ce qui était en 2007 un simple projet-pilote représente 95% de son chiffre d'affaires et elle emploie quinze personnes: les 300 chambres qu'elle va chercher chez des particuliers et qu'elle remet en forme, accueillent chaque année plus de 1.000 jeunes venus de partout. «En moyenne, ils ne passent par nos services que quatre mois.» Le temps de s'installer dans un pays où l'immobilier est cher. «Nous voulons essayer de sortir du centre-ville de Luxembourg vers d'autres quartiers, voire vers Esch ou la Grande Région», explique celle qui reconnaît qu'être ni mariée ni maman ne lui a pas demandé de mener toutes les carrières de front.

Membre d'aucune association de femmes, elle refuse de se laisser enfermer dans une dimension féministe. «Je crois que hommes et femmes ont le même potentiel, qu'ils doivent s'en saisir! Se lancer! Partir gagnant! Tout le monde est capable!», assure-t-elle en direction de celles qui voudraient se lancer comme elle. A l'annonce du verdict par M. Delcourt, elle a commencé par promettre qu'elle ouvrirait un compteà la BIL dès aujourd'hui. Pas timide pour deux sous.

Au terme d'un dernier oral de 45 minutes, la semaine dernière, elle a fini de convaincre le jury, qui avait reçu plus de 70 candidatures, qu'elle le méritait davantage que Mmes Gonzalves et Smets. Les 10.000 euros de ce prix initié par la BIL en 2006 avec avec PricewaterhouseCoopers et Paperjam iront au remplacement des ampoules électriques par des ampoules basses énergies dans les 300 logements de son parc. De quoi agir sur l’environnement et sur la baisse des coûts.

Elle s'est dit prête à assumer son rôle de «modèle», ce qui tombe bien au regard du tableau dressé quelques minutes plus tôt par la ministre pour l'Egalité des chances et ministre de la Santé, Lydia Mutsch. Si les différences de salaires entre hommes et femmes sont passées de 16,4% il y a dix ans à 8,6% aujourd'hui, si le taux d'emploi est passé de 38% il y a 30 ans à 59% aujourd'hui, il est encore tout juste dans la moyenne européenne. Les femmes ne sont que 20% à exercer des fonctions de dirigeantes, sauf dans la fonction publique où un quart exerce des fonctions de direction. Avec 66 femmes sur 170 nominations d'administrateurs délégués dans les conseils d'administration des établissements publics et des sociétés dans lesquelles l'Etat a des parts, il reste du travail. Ce prix offre une belle ambassadrice.

Thierry Labro


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