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8e jour de conflit à Bettembourg: les grévistes stoppent les «casseurs de grève»
Wirtschaft 1 4 Min. 13.06.2018 Aus unserem online-Archiv

8e jour de conflit à Bettembourg: les grévistes stoppent les «casseurs de grève»

8e jour de conflit à Bettembourg: les grévistes stoppent les «casseurs de grève»

Photo: Maurice Fick
Wirtschaft 1 4 Min. 13.06.2018 Aus unserem online-Archiv

8e jour de conflit à Bettembourg: les grévistes stoppent les «casseurs de grève»

Maurice FICK
Maurice FICK
Des grévistes qui ont installé des barrages filtrants à toutes les entrées pour stopper les «casseurs de grève». Une direction qui fait appel à la police. Trois inspecteurs de l'ITM qui déboulent. Au 8e jour de grève, le conflit entre les grévistes de la Maison de soins «An de Wisen» à Bettembourg et la direction de Sodexo s'est soudainement durci.

«C'est comme pour un scénario de film. J'en connais l'issue mais je ne sais pas combien de temps ça va durer», glisse, casquette OGBL sur la tête et les traits un peu tirés, Christophe Csato, vice-président de la délégation du personnel de la Maison de soins «An de Wisen», après sept jours d'un mauvais film entre une direction qui ne lâche rien et 73 salariés déterminés qui réclament les revalorisations dues depuis octobre 2017 suite à l'entrée en vigueur d'une nouvelle convention collective de travail FHL (Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois).


Maison de soins de Bettembourg: les grévistes «ne lâcheront rien», Sodexo non plus
Des salariés de la maison de soins «An de Wisen» à Bettembourg ont entamé une grève illimitée mercredi. C'est un «crève-cœur» d'être sur le trottoir au lieu de s'occuper des pensionnaires, «mais on est là pour défendre nos droits», assure un délégué du personnel. Le directeur des activités seniors chez Sodexo assure que la grève ne gêne «pas du tout» le fonctionnement interne de la maison et qu'il ne «cédera en aucun cas».

Lancée par l'OGBL au petit matin du 6 juin, la première grève dans le secteur des soins au Luxembourg, s'est brusquement envenimée, tôt ce mercredi matin. C'est une circulaire émise par la COPAS qui a mis le feu aux poudres, la veille. La fédération patronale des établissements qui gèrent  la quasi totalité des maisons de soins au Luxembourg, présidée par Marc Fischbach, a lancé un appel à ses membres pour venir en aide à l'un des leurs, Sodexo, en dépêchant du personnel à la maison «An de Wisen» à Bettembourg.

Du coup, «ce mercredi matin vers 7 heures sont arrivés 3 casseurs de grève envoyés par une autre maison de soins pour remplacer le personnel en grève à Bettembourg», rapporte la secrétaire centrale du Syndicat santé, services sociaux et éducatifs de l'OGBL, Nora Back.

Elle est remontée, tout comme les salariés grévistes qui font le pied de grue depuis huit jours, et parle d'«un appel à l'aide qui est illégal, qui est une violation grave du droit de grève, une violation du code du travail. Mais l'OGBL ne va pas accepter cela! Elle va contrecarrer cela par tous les moyens juridiques mais aussi syndicaux».

«La direction a aussi fait appel à des élèves et des stagiaires du Lycée technique pour profession de santé pour remplacer les grévistes. Mais légalement ces élèves en cours de  formation ne peuvent pas faire dans la maison de soins les actes qu'ils réalisent! Ils doivent toujours le faire sous la supervision d'un infirmier ou d'un aide-soignant. Mais il n'ont pas le droit légal d'exercer, encore moins dans ces conditions extrêmes» estime la syndicaliste.

La police intervient pour lever les barrages

Le premier moyen syndical trouvé pour contrecarrer ces initiatives de la direction et de la COPAS a été de mettre en place un «barrage filtrant aux deux entrées de la maison de soins pour ne pas laisser entrer ce personnel externe», que la syndicaliste qualifie de «casseurs de grève». La police est intervenue et a, après de longues discussions entre direction et syndicalistes, levé les barrages avant d'escorter finalement les «casseurs de grève» à l'intérieur de la maison de soins.


Victoire pour les grévistes de la maison de soins à Bertrange
En grève ce jeudi matin, plus de la moitié des salariés des «Parcs du 3e Age» à Bertrange ont fini par faire plier la direction de la maison de soins. «L'accord a été signé. Nous avons obtenu tout ce que nous revendiquions», assure Pitt Bach de l'OGBL. La direction dit avoir été «contrainte d'accepter les revendications» par souci pour la sécurité des pensionnaires. La grève est finie depuis 16h30 à Bertrange. Elle se poursuit à Bettembourg. Et sera lancée vendredi matin chez Zitha Senior à Pétange.

«Pour nous c'est inacceptable! On n'arrive pas à croire ce geste de la fédération des employeurs», ne décolère pas Nora Back. Elle lit dans l'initiative de la COPAS, un «signe de faiblesse» de la part de Sodexo. Ici on est arrivé à un point où rien ne va plus à l'intérieur de la maison. Ils sont à bout. Et ils ont besoin de l'aide».

La COPAS, qui défend les salariés sous contrat collectif de travail SAS (secteur social, des aides et des soins), dit «s'inquiéter pour les résidents» et «confirme avoir adressé un appel de solidarité à ses membres afin de soutenir les maisons concernées par un mouvement de grève». Mais contrairement aux affirmations de l'OGBL, «la proposition de la COPAS ne vise ni le travail intérimaire, ni le prêt temporaire de main-d'œuvre  mais bien la sous-traitance qui n'est pas interdite par le code du travail».

Dans son communiqué envoyé à la presse mercredi en fin de matinée, la fédération patronale, précise qu'«une telle possibilité est également prévue dans la convention-cadre (article 29) qui régit les rapports entre la Caisse nationale de santé et les prestataires d'aides et de soins dans le cadre de l'assurance dépendance. Il va sans dire que la COPAS dispose d’avis juridiques en la matière».

Dans sa réaction elle juge aussi «inacceptable que les résidents soient pris en otage par une grève mettant en danger leur santé et sécurité» et souligne que l'appel lancé est un «appel de solidarité afin de soutenir le personnel ayant accepté la charge de travail supplémentaire causée par l'absence de leurs collègues en grève».

Peu avant midi, les trois inspecteurs de l'ITM, dont l'inspecteur en chef du Travail, Marco Boly, déjà sur place la veille, étaient toujours dans la maison de soins.

Via un communiqué, l'OGBL appelle «l'Inspection du Travail et des Mines à installer une permanence sur place, pour pouvoir réagir immédiatement aux maintes infractions à la loi».


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