Jean-Pierre Birat est le coordinateur du projet ULCOS d'enfouissement de CO2 pour le compte d'ArcelorMittal. Pour lui, Florange est un bon site et ArcelorMittal y a beaucoup à gagner. A condition que l'UE tienne son rang.
Au téléphone, il doit sourire, amusé des gesticulations politiciennes. En appeler à l'Union européenne, il en est sûr, est LA bonne idée. "Pour l'instant, le permis délivré par Besson est arrivé un peu plus tard que ce que nous avions imaginé mais comme la Commission était en retard avec son appel à projets, nous sommes dans les temps. On sait déjà que tout dépendra du financement par l'Union européenne."
230 millions d'euros que l'industriel compte voir investis dans le projet sur le site de Florange avant de passer au stade suivant. "Le permis que Besson a délivré pour autoriser des recherches sur les possibilités d'enfouissement par sondes émises depuis des camions n'est que le premier d'une série de huit ou neuf qui pourraient être délivrés avant la phase d'enfouissement proprement dite", explique M. Birat. "Il y aura un permis intermédiaire pour autoriser les injections expérimentales".
Mais avec la décision d'ArcelorMittal de fermer les hauts fourneaux européens qui ne sont pas près d'un port, est-ce que Florange peut raisonnablement s'attendre à voir un jour le projet ULCOS fonctionner sur son site? "Evidemment. Aujourd'hui, la tonne de CO2 vaut 10 euros. Il lui est arrivé de valoir jusqu'à 29 euros. Les spécialistes disent que le prix grimpera jusqu'à 50 ou 100 euros la tonne! Vous imaginez, quand vous produisez une tonne d'acier, vous produisez deux tonnes de CO2. A 200 euros la tonne, le projet de stockage sous-terrain de Florange est largement compétitif!"
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