Alors que la présentation de rapports d'autopsie des personnes tuées sur l'île d'Utœya le 22 juillet 2011 touchait à sa fin, un homme s'est subitement levé et a jeté une chaussure noire vers l'extrémiste de droite assis seulement à quelques mètres de lui.
L'incident a été suivi d'applaudissements, de «bravos» et de pleurs dans le public, où de nombreux proches des victimes avaient pris place, et a entraîné une brève suspension de la 17e journée du procès.
Le projectile n'a pas atteint Breivik mais son avocate, Vibeke Hein Baera, assise entre l'accusé et le public.
De nationalité irakienne, Hayder Mustafa Qasim a été rapidement maîtrisé par le service d'ordre et vigoureusement escorté vers la sortie alors qu'il continuait de crier, en anglais et d'une voix étranglée par les larmes, «va en enfer».
Il est le frère d'une des 69 victimes de la fusillade visant un camp de la Jeunesse travailliste à Utœya.
L'épisode rappelle ce qui s'était produit avec l'ancien président américain George W. Bush, cible d'un jet de chaussures de la part d'un journaliste irakien lors d'une visite à Bagdad en décembre 2008.
A la reprise de l'audience quelques minutes plus tard, Breivik s'est adressé au public: «Si quelqu'un veut me jeter quelque chose dessus, qu'il le fasse sur moi quand j'entre ou je sors, pas sur mon avocat», a-t-il dit.
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