M. Annan, qui avait reconnu samedi l'échec de son plan de sortie de crise, n'a pas détaillé le contenu de l'accord, tout en précisant qu'il serait soumis aux rebelles engagés dans de violents combats avec l'armée à travers le pays.
Avant même la rencontre entre MM. Annan et Assad, l'opposition syrienne a critiqué la visite de l'émissaire international à Damas, estimant que l'échec de sa mission appelait une action internationale urgente et des mesures contraignantes de l'ONU pour faire cesser la répression.
Le président russe Vladimir Poutine a au contraire répété qu'il prônait une «solution politique pacifique» en Syrie, rejetant «toute ingérence par la force de l'extérieur».
Arrivé dimanche à Damas pour sa troisième visite depuis sa prise de fonctions, M. Annan a affirmé avoir tenu des «discussions très franches et constructives» avec le président syrien, dont le régime tente d'écraser depuis près de 16 mois une contestation qui s'est militarisée au fil des mois.
Répression et combats ont fait plus de 17.000 morts dans le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins.
«Nous avons discuté de la nécessité de la fin des violences et des moyens d'y parvenir. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager avec l'opposition armée», a déclaré M. Annan à la presse, sans plus de détails.
Selon l'agence officielle syrienne Sana, MM. Annan et Assad ont discuté des «mécanismes» nécessaires pour «faire baisser le niveau de violences en Syrie, jusqu'au rétablissement total de la sécurité» et de la nécessité de mener «un dialogue entre les Syriens et dirigé par les Syriens».
Un processus de transition approuvé par le Groupe d'action sur la Syrie le 30 juin à Genève prévoit la formation d'un gouvernement de transition réunissant des représentants du pouvoir et de l'opposition, sans mentionner le départ d'Assad réclamé en préalable par l'opposition.
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