Jiago, 12 ans et Eric, 11 ans: « Le garçon avec la prothèse regarde comment le démineur désamorce la mine ».
Photos: Handicap International Luxembourg
David, 12 ans, Wilson, 14 ans et Sabrina, 12 ans: « Une petite fille du nom de Kanha, qui a perdu une jambe lors d'un accident, apprend à compter et à lire. »
Samuel, 13 ans, Bryan, 12 ans et Adrien, 12 ans: « Classe, David avec prothèse, enseignante Handicap International, Afrique, école en bois et en paille, belle journée ».
Julie, 12 ans, Aida, 13 ans et Tarik, 13 ans: « Sur ce dessin, nous avons illustré le quotidien de Kanha. Une tente d'hôpital, une fontaine, etc. Nous voulions vous montrer par cela ce que nous pensons que Kanha fait pendant ses journées. De la cuisine jusqu'au jeu et à la vaisselle. C'est ainsi que nous nous représentons le quotidien de Kanha. »
Liliana, 13 ans: « Je dessine sur la famille car elle peut être avec sa famille et est à l'air frais. » CK6 Lou, 12 ans, Jakob, 13 ans et William, 13 ans: « Ce dessin montre que dans les hôpitaux, on s'occupe aussi de personnes handicapées. »
Beccy, 11 ans et Dilan, 12 ans: « Nous avons fait un dessin où Kanha et son ami sortent juste de l'hôpital et où ils sont contents qu'il y ait Handicap International. »
Sarah, 11 ans, Caroline, 12 ans et Rina, 12 ans: « Nous voulions montrer que même avec une prothèse, on peut quand même continuer à s'amuser. »
Gaby, 11 ans et Barbara, 13 ans: « Nous avons dessiné comment Kanha joue avec ses amies, car nous pensons qu'il est important et bon qu'elles acceptent Kanha telle qu'elle est et qu'elles ne se moquent pas d'elle. C'est pourquoi, nous voulions montrer aux gens que Kanha est comme les autres et qu'elle peut jouer normalement avec ses amies. »
Philippe, 11 ans et Yanis, 12 ans: « Deux filles jouent au soleil à la pétanque avec des cailloux. Parmi ces deux filles il y a Kanha. »
liz, 12 ans: « Kanha et son amie s'assoient sur une corde et en-dessous, sur le sol, il y a des coussins. »
La réadaptation est l’activité la plus ancienne de Handicap International. Elle est à l’origine de l’association. Les premiers centres orthopédiques ont été mis en place pour les réfugiés cambodgiens vivant dans des camps en Thaïlande, en utilisant des matériaux simples disponibles sur le site. Cela a permis à l’organisation naissante de fournir une aide immédiate, concrète et efficace, et de former des équipes locales compétentes.
En effet, qu’il s’agisse de prothèses, d’orthèses ou d’autres types d’appareillages, la réadaptation doit toujours s’appuyer sur les capacités et la technologie locales. En outre, la fourniture d’appareillage ou les soins d’urgence à destination de personnes blessées ne suffisent pas. Pour de nombreuses personnes atteintes d’une déficience, chaque geste quotidien doit être réappris (s’alimenter, prendre la parole, s’habiller…). Les compétences des personnels de santé sont irremplaçables pour mener à bien ce long rétablissement. Souvent, ces professionnels font cruellement défaut localement. Il convient donc d’organiser des formations diplômantes pour que des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, des orthophonistes ou des psychomotriciens soient disponibles sur place.
De plus, parce que chaque patient est différent, un accompagnement individualisé sur le long terme est indispensable pour adapter la thérapie à l’évolution du patient, de sa pathologie et de ses capacités.
C’est d’autant plus important que, dans les pays en développement, la première préoccupation des populations est la survie au quotidien, dans un univers où assurer chaque besoin vital (eau, alimentation, abri...) est un défi. Dans ce contexte où rien n’est fait pour leur permettre d’exprimer leurs compétences, les personnes handicapées comptent parmi les plus faibles. De plus, dans ces pays, on estime que seul 2% des personnes handicapées ont accès aux services de santé.
C’est pourquoi la réadaptation apparaît comme l’un des préalables indispensables à la pleine participation des personnes en situation de handicap à la communauté. Appareiller, rééduquer, c’est aussi redonner confiance en soi à une personne handicapée. Après le traumatisme de l’accident ou de la maladie, il est souvent très difficile pour une victime de retrouver sa place dans sa famille et dans la société tout entière.
Lui donner les moyens de continuer à vivre et à faire les gestes de tous les jours, y compris les plus simples comme se laver, s’habiller, manger, se promener, c’est montrer à cette personne en situation de handicap que la vie continue et qu’elle est encore tout à fait capable d’y participer.
Actuellement, Handicap International mène des projets de réadaptation dans plus de 30 pays en faveur des personnes en situation de handicap, qu’elles soient victimes de traumatismes, de maladies chroniques ou de déficiences congénitales.
Plus d’informations sur : www.handicap-international.lu / www.sousmunitions.lu