Deux sessions parlementaires réunissent les eurodéputés en septembre : la première du 12 au 15, la seconde du 26 au 29 septembre. Au menu cette semaine : des comptes sur la politique antiterroriste de l'UE, de nouveaux pouvoirs mais également de nouvelles responsabilités pour Frontex, une exigence de transparence sur les marchés de l'énergie et un débat sur la crise économique persistante.
Cette rentrée parlementaire est marquée par l'impact de la crise dans la zone euro. Ce sera le sujet prioritaire du débat mercredi matin, auquel assisteront notamment le président de la Commission, José Manuel Barroso, et le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn.
Deux textes législatifs majeurs sont inscrits à l'ordre du jour. Le premier concerne Frontex, l'agence européenne pour la gestion de la coopération aux frontières extérieures, créée en 2004. Une nouvelle règlementation devrait entrer en vigueur à la fin de l'année, après accord du Conseil, qui devrait accroître l'efficacité de l'agence. Frontex devra par ailleurs désigner un responsable des droits fondamentaux qui aura accès à tous les documents de l'agence. Elle pourra par ailleurs bénéficier de moyens tels que voitures, hélicoptères, etc. mis à disposition par les Etats membres.
Le second concerne la politique antiterroriste de l'UE. Les députés demandent une étude approfondie du coût de cette politique et une analyse des répercutions de cette politique en termes de libertés publiques. En commission parlementaire, le vote a été très serré (rapport adopté par 29 voix contre 24). Le vote devrait être également très serré en plénière, mardi.
Deux autres sujets abordent les questions énergétiques. Le premier vise à renforcer la transparence et à mettre fin aux pratiques abusives sur le secteur de l'énergie de gros. Le vote est prévu mercredi. Le second vise à renforcer la sécurité des forages en pleine mer (vote mardi).
Des résolutions devraient enfin être votées sur la situation en Syrie et en Libye jeudi.
La plénière s'est ouverte lundi soir par une controverse sur la visite de Silvio Berlusconi prévue demain. Le président du Conseil italien doit s'entretenir avec M. Barroso concernant la situation économique de son pays. Il doit également rencontrer le président du PE, Jerzy Buzek, lors d'une visite de courtoisie. Le chef du groupe ALDE, Guy Verhofstadt, s'est indigné qu'il ne se présente pas devant la commission parlementaire chargée du suivi de la crise pour expliquer son plan, «comme l'avait fait M. Papandréou». D'autres parlementaires se sont émus que M. Berlusconi se rende à Strasbourg le jour même où il devait être entendu par le parquet de Naples.
Plus consensuelle, en revanche, sera la visite du président polonais, Bronislaw Komorowski, demain également. La Pologne assure actuellement la présidence tournante de l'UE.
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