Avec ses héros, souvent dotés de super pouvoirs, le parallèle entre l'univers des comics et la mythologie est tentant, et pas forcément aberrant.
A qui correspondrait donc Batman, dont une aventure très attendue sort demain dans les salles ?
La mythologie grecque est vaste, et les puristes trouveront certainement des rapprochements plus poussés, mais la principale caractéristique de Batman pourrait le rapprocher naturellement d'Héraclès.
Pourquoi Héraclès ? Tout simplement parce que, comme lui, Bruce Wayne n'a pas les super pouvoirs d'un Spiderman ou Superman, même s'il aspire à les côtoyer par le caractère exceptionnel de ses actes.
Héraclès nettoyait les écuries d'Augias et étouffait le lion de Némée ? Batman nettoie les rues de Gotham et finit par remporter son duel contre l'infernal Jocker.
Le "dernier travail" d'Héraclès peut également se comparer à la situation de Batman à la fin du Dark Knight: une descente aux Enfers...
Le héros, très éprouvé par le cas de conscience que lui a infligé le criminel maquillé, décide de s'exiler couvert de boue. Une manière de fuir ses responsabilités, ou d'espérer que les habitants de sa ville gangrénée gardent au moins un héros.
Plutôt que de tout recommencer à zéro, il choisit de porter le chapeau des crimes d'Harvey Dent, l'ancien "Chevalier blanc" de Gotham perverti en terrible Double Face.
Le supplice qu'il s'inflige après avoir contenu le crime pendant des années, laissant le champ libre à un adepte du chaos comme Bane, est comparable à l'ouverture d'une boîte de Pandore.
Plus puni par lui-même que par des instances divines, Bruce Wayne s'impose de ne plus remettre son costume de chauve-souris alors que la terreur s'abat sur la ville. Un peu comme si un faucon venait lui dévorer le foie tous les jours.
Dans la mythologie grecque, Héraclès vient finalement libérer Prométhée de son châtiment caucasien. Est-ce que la part herculéenne de Bruce Wayne viendra libérer son exil prométhéen ? Réponse à partir de demain.
Raphaël da Silva
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