(AFP) - Première étape du quinquennat de François Hollande, la passation de pouvoirs devrait avoir lieu vers le 14 mai. Le chef de l'Etat doit également désigner dans les prochains jours son Premier ministre, qui conduira la bataille des législatives.
François Hollande candidat avait annoncé que son choix dépendrait de l'ampleur de sa victoire. Avec 51,67 % des voix, celle-ci ne plaide pas pour la nomination d'une personnalité au discours trop radical, susceptible de diviser les Français alors que le discours est au rassemblement.
Le nom du député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, fidèle du chef de l'Etat, tenait la corde ces derniers jours.
Parmi ceux qui devraient figurer dans un premier gouvernement, les noms de Manuel Valls, François Rebsamen, Marisol Touraine, Jean-Yves Le Drian, Laurent Fabius, Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filippetti circulent avec insistance.
Dimanche soir, François Hollande a demandé à ses partisans de «ne pas se démobiliser». «Il faut donner une majorité au président de la République», a-t-il martelé, dans la perspective des législatives des 10 et 17 juin. Europe Ecologie Les Verts, allié écologiste des socialistes, réunit un Conseil fédéral ce lundi pour discuter de sa participation au gouvernement.
A droite, le bureau politique de l'UMP se réunit à 15 heures pour préparer les législatives.
Le calendrier international s'accélèrera ensuite pour le président Hollande, qui a déjà deux rendez-vous cruciaux à son agenda, avec le sommet du G8, les 18 et 19 mai à Camp David (Etats-Unis) et le sommet de l'Otan de Chicago les 20-21 mai. Dans son message au nouveau président français, Barack Obama a évoqué d'emblée des «dossiers difficiles» à gérer en commun, dans une allusion évidente à l'Afghanistan - François Hollande a annoncé le retrait anticipé, fin 2012, des troupes combattantes françaises - et à la crise de la dette européenne. Pour celui qui veut être le président de «l'égalité» et de «la justice», les choses sérieuses commencent.
16'
12'
18'