(DN) - Publié mardi soir, le tweet feint de s'étonner de la disparition d'Edouard Martin :
#Florangeles Arcelor inquiets se battent seuls, malgré les promesses des Hollande, Montebourg & co. Et Édouard Martin a t il disparu ?
— Anne Grommerch (@AnneGrommerch) Septembre 12, 2012
Un internaute lui dit alors que le responsable, revenu de Paris, était bien présent avec ses collègues venus assiéger les Grands Bureaux. Arrive Jean-Christophe Depuis-Remond, grand reporter à France 3, qui ajoute :
@annegrommerch il était hier soir dans le JT de @f3lorraine:-)
— Jean-C Dupuis-Remond (@jcdrpro) Septembre 12, 2012
Son reportage est visible ici. M. Martin y est interrogé dans le dernier tiers de la séquence.
«Présent peut-être mais faut-il vous rappeler sa présence médiatique sous Sarko ? Aurait-il eu des consignes ?» poursuit la députée.
@olivierclauss présent peut être mais faut il vs rappeler sa présence médiatique sous Sarko ? Aurait il eu des consignes ?
— Anne Grommerch (@AnneGrommerch) Septembre 12, 2012
L'intéressé n'a évidemment pas tardé à répondre. Dans un post publié ce matin sur son compte Facebook, le leader syndical invite Mme Grommerch à envoyer ses «réseaux médiatiques» préférés et à «faire son boulot pour défendre la sidérurgie lorraine» :
«Puisque vous voulez tomber bien bas dans la politique caniveau, envoyez-nous vos amis de TF1, du Figaro ou autre Point et nous pourrons communiquer sur vos "réseaux médiatiques" préférés. Bizarrement ce sont les seuls absents depuis notre conflit et encore aujourd'hui ils n'y sont pas. Par contre, vous, vous devriez faire aussi votre boulot pour défendre la sidérurgie lorraine. Où êtes-vous, vous? On ne vous a vu que très très rarement ici. Donc, faites votre travail d'élue et laissez nous faire notre boulot de syndicaliste. Et je vous informe, au cas où vous ne le sauriez pas, que je ne reçois d'ordre ni consigne de personne. Contrairement à vous qui allez encore prendre vos consignes auprès de Sarko. Je ne suis pas aux ordres, moi. Et pour finir, si voulez débattre avec nous faites-le en direct, devant les salariés, pas à travers twitter. Tellement facile et peu courageux.»
Le 18 mai, Aurélie Filippetti avait réservé sa première visite aux métallos de Florange. Edouard Martin ne s'était alors pas dégonflé : «On a été le cauchemar de Nicolas Sarkozy. S'il le faut, on sera le tien», avait-il alors lancé.