Pour sa première visite en Autriche, Joachim Gauck a mis en avant les efforts réalisés par l'Autriche et l'Allemagne pour se sortir de la crise de la dette. Il a notamment insisté sur le travail de l'ancien chancelier social-démocrate allemand, Gerhard Schröder, à l'origine d'une importante réforme du marché du travail, introduisant plus de flexibilité et des mesures restrictives dans l'assurance-chômage.
L'obstination affichée par l'Allemagne au sein de l'UE pour une réduction des déficits publics ne correspond pas à une «aspiration à la domination», mais plutôt à une envie de «solidité et de fiabilité» pour l'UE, a-t-il estimé.
Joachim Gauck n'a pas souhaité faire de commentaires sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), les juges de la Cour constitutionnelle allemande devant rendre leur verdict sur le MES le 12 septembre.
Le président autrichien Heinz Fischer a pour sa part lancé un appel «au maintien» d'un axe franco-allemand puissant au sein de l'UE, regrettant que la force de ce couple «ne soit pas appréciée à sa juste valeur».