(T. L.) - «Nous sommes sans doute de la même famille, même si j’en n'ai vraiment aucune certitude», avoue-t-il au journal de la Saône-et-Loire. «Comme Valérie Trierweiler, j’ai des origines du Luxembourg, même si mes grands-parents sont arrivés en France après la guerre de 14.» Son épouse, qui ne se prénomme pas Valérie, se souvient d’un Trierweiler pharmacien au Creusot. «Depuis, il n’habite plus en Saône-et-Loire, nous devons être les seuls à porter ce nom maintenant.»
Mais l'idée que ses grands-parents, luxembourgeois, soient de la même famille que la nouvelle première dame de France, est impossible pour une raison toute simple: ce n'est pas son nom de jeune fille.
Valérie Trierweiler est née... Massonneau. Cinquième enfant d'une famille de six dont le père, Jean-Noël Massonneau, invalide de guerre après avoir perdu une jambe en sautant sur un engin explosif à 12 ans, est mort quand elle a 21 ans.
Son patronyme actuel lui vient de son deuxième mariage, avec Denis Trierweiler, secrétaire de rédaction à Paris-Match, avec lequel elle a trois enfants et dont elle est également divorcée.
«Valérie est la femme de ma vie», c'est par ces mots, en octobre 2010, que le député de Corrèze avait officialisé, dans Gala, sa liaison avec la journaliste de Paris-Match, scellant la fin de sa relation avec Ségolène Royal en juin 2007.
Agée de 46 ans, cette femme élégante aux longs cheveux châtains, louée pour sa beauté, mais pour certains d'une réserve confinant à la froideur, a par petites touches imposé sa présence discrète mais incontournable dans la campagne de son compagnon-candidat. Comme d'autres de ses consœurs de la presse, sa nouvelle vie l'a obligée à tirer un trait sur sa passion, le journalisme politique, dans lequel elle s'est lancée dès sa sortie de la Sorbonne en 1988 munie d'un DESS en sciences politiques.
Elle a ainsi successivement arrêté ses «portraits de campagne», son magazine culturel «Itinéraires», sur la chaîne Direct 8. Elle a aussi dû s'écarter de «la vie collective» de la rédaction de Paris-Match, où elle travaille depuis 22 ans. Mais pour cette passionnée d'infos, l'essentiel est de rester au cœur de l'événement. Finalement «c'est un peu comme si j'entrais dans mes papiers», confie-t-elle à l'AFP. Farouchement indépendante, elle a aussi la ferme intention de continuer à travailler une fois première dame, sous une forme pas encore définie.
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