L'histoire ne dit pas que c'est pour se prémunir de la crise de la quarantaine que le Nancy Jazz Pulsations s'est doté d'un nouveau visage.
Mais les dents de Louis Armstrong éclairant l'affiche noire déposent quelques notes d'optimisme dans une culture que la crise ne ménage pas.
Les organisateurs stigmatisent ce passage difficile, mais refusent de taxer le festivalier. La programmation abonde d'ailleurs dans ce sens. Pas question de folies financières pour se payer le groupe de l'été, mais un travail de fourmi qui balaye beaucoup de styles musicaux.
De la chanson française au hip-hop en passant par le rock sans oublier bien sûr le jazz, le spectre des musiques amplifiées est bien représenté.
La centaine d'artistes présents se partagera les différents endroits proposés par les organisateurs.
Parmi les temps forts de ces dix jours de concerts, on pointera le retour de Dionysos le jeudi 18 sous le chapiteau. Le groupe de Mathias Malzieu s'est taillé une réputation hors norme lorsqu'il se produit sur scène.
Charlie Winston occupera, lui, le haut de l'affiche le lundi 15. L'artiste au chapeau y défendra son dernier opus, "Running Still".
Dans un tout autre style, l'éternel Popa Chubby distillera son blues, s'offrant l'un ou l'autre crochet par le répertoire de Jimi Hendrix. Au rayon découverte, on pointera Rover et son univers planant, parfois électrique.
Daniel Darc, lui, ne doit plus faire ses preuves, mais l'ancien leader de Taxi Girl, certes abîmé, continue de dégager une émotion particulièrement poignante en public.
Pour les plus jeunes, le phrasé de Youssoupha et la fougue de Raggasonic devraient faire mouche.
Et pour la fine bouche, Zita Swoon et son influence africaine se mariera parfaitement avec Staff Benda Bilili. Et ce, dès le premier jour (10 octobre) à l'Autre Canal.
Une façon comme une autre de placer la barre très haut d'entrée.
Retrouvez toutes les informations ici sur ce rendez-vous incontournable de l'automne.
Christophe Nadin
15'
12'
17'