(DN avec AFP) - Avec 55,44%, le taux de participation y a été légèrement supérieur à celui du 1er tour des législatives de 2007 (55,20%).
En Moselle, le département le plus peuplé, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, est en ballottage très favorable dans la 1re circonscription (Metz). Recueillant 43,51% des voix, elle affrontera dimanche l'UMP Julien Freyburger (25,78%).
Le porte-parole du Rassemblement bleu marine (FN et alliés) Florian Philippot s'est qualifié pour le 2e tour dans la 6e (Forbach), où le député (UMP) sortant Pierre Lang a été éliminé.
L'UMP et le PS seront opposés dans les 2e, 3e, 5e et 9e circonscriptions, alors que deux triangulaires opposeront, dans la 7e, le PS, les Radicaux valoisiens (député sortant) et le FN et, dans la 4e, l'UMP (député sortant), le PS et le FN.
Dans la 2e circonscription, le député UMP Denis Jacquat (31,91%), qui brigue un septième mandat, arrive derrière le socialiste Jean-Michel Toulouze (33,33%). Dans la 3e, Marie-Jo Zimmermann (UMP, 38,13%) arrive devant Christiane Pallez (PS, 33,67%).
Dans la 8e, le député (PS) sortant Michel Liebgott, en tête avec 44,28%, affrontera un ancien de l'extrême gauche et de la CGT passé dans le camp frontiste, Fabien Engelmann (20,17%).
Dans la 9e enfin (Thionville-est), le maire de Thionville, Bertrand Mertz (38,63%), affrontera dimanche Anne Grommerch-Brandenburger (UMP) qui a fini en tête la course du premier tour (40,04%).
En Meurthe-et-Moselle, les candidats socialistes sont arrivés en tête dans cinq des six circonscriptions du département, créant notamment la surprise à Toul (5e circonscription) où l'ancienne ministre Nadine Morano apparaît sérieusement menacée. Cette dernière a appelé dimanche les électeurs du FN «qui partagent ses valeurs» à voter pour elle au second tour.
De même, l'ancien ministre Laurent Hénart, numéro deux du Parti radical et député depuis 2002, est dans une situation délicate dans la 1ère circonscription, derrière la candidate PS Chaynesse Khirouni.
Valérie Rosso-Debord (Nancy, 2e circonscription) accuse six points de retard par rapport à son adversaire socialiste, Hervé Féron, député sortant d'une circonscription supprimée par le redécoupage. L'UMP a annoncé dimanche soir que François Fillon se déplacerait en Meurthe-et-Moselle mercredi pour soutenir les candidats en difficulté.
Les socialistes sont convaincus qu'ils peuvent réaliser un grand chelem dans ce département, le seul du grand Est qui avait voté majoritairement pour François Hollande. Les socialistes Jean-Yves Le Déaut à Pont-à-Mousson et Christian Eckert à Longwy sont quasiment assurés d'être reconduits dimanche prochain.
Dans les Vosges, l'ancien ministre Jack Lang, arrivé en tête à Saint-Dié face au sortant UMP, est en passe de gagner son pari, et le PS peut espérer gagner deux, voire trois sièges de députés sur quatre dans ce département acquis à la droite depuis 2002. Aucun candidat du Front national n'est parvenu à provoquer une triangulaire, malgré les scores historiquement hauts de Marine Le Pen le 22 avril.
En Meuse, le FN n'a pas réussi à provoquer de triangulaire dans les deux circonscriptions d'un département où il avait pourtant réussi d'excellents scores lors du 1er tour de l'élection présidentielle.
Dans la 1re, un duel très disputé opposera le député (radical valoisien) sortant à la candidate socialiste, tandis que dans la 2e le sortant socialiste devrait être reconduit, ayant devancé de dix points son concurrent de l'UMP.
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