Le syndicat IG Metall réclame des hausses de salaires de 6,5%, les fonctionnaires et salariés de la chimie devraient s'aligner: les Allemands veulent leur part du gâteau, alors que l'évolution de leurs salaires est plus que jamais scrutée par leurs partenaires européens.
IG Metall, qui a annoncé sa revendication mardi, représente les employés de la métallurgie. Cette branche, dans laquelle les négociations débuteront mi-mars, rassemble quelque 3,4 millions de salariés, et des secteurs de l'industrie aussi variés et cruciaux pour l'économie du pays que l'automobile ou les machines-outils.
Une hausse conséquente des salaires, dans un secteur qui s'est dans l'ensemble très bien remis de la crise de 2009, «est une nécessité économique, et assurerait aux salariés une participation juste» à la croissance de l'industrie, a argumenté le chef d'IG Metall, Berthold Huber.
L'accord dans la métallurgie sert traditionnellement d'étalon pour les autres branches. Le syndicat Verdi va publier jeudi sa revendication pour les fonctionnaires des communes et de l'Etat fédéral, qui devrait être du même ordre que celle d'IG Metall.
La fédération des fabricants de machines-outils VDMA s'est empressée de qualifier la revendication d'«exagérée» et «coupée de la réalité». Mais l'économie allemande se porte tout de même mieux que la plupart de ses voisines. Et au vu de la pénurie de main d'œuvre qui touche certains secteurs, et alors que le gouvernement pousse à un alignement des salaires des intérimaires sur ceux du reste des salariés, des hausses importantes de rémunérations paraissent inévitables.
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