«Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire», a encore estimé hier le président-candidat, pour qui la France a «accueilli trop de monde», et qui annonce qu'il divisera par deux le nombre d'immigrés entrant légalement chaque année en France s'il est réélu.
Il a célébré dans l'après-midi la «valeur travail» au cours d'une «vraie fête du travail», devant des dizaines de milliers de partisans – 200.000 selon son camp - agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge place du Trocadero à Paris.
«Je veux un nouveau modèle français qui ne cherchera pas à diminuer le coût du travail en abaissant les salaires. Les salaires sont trop bas», a-t-il estimé, promettant un «Etat entrepreneur».
«Posez le drapeau rouge et servez la France (...). Votre rôle n'est pas de faire de la politique, votre rôle est de défendre les salariés», a-t-il lancé à l'adresse des syndicats, qui défilaient au même moment à quatre kilomètres de là, sur des mots d'ordre qu'ils disent strictement sociaux: emploi, pouvoir d'achat, lutte contre «le racisme et la xénophobie».
Le souci d'éviter les slogans politiques n'a pas empêché les prises de position personnelles: le patron de la CGT (premier syndicat français), Bernard Thibault, a ainsi clairement annoncé mardi qu'il voterait pour François Hollande.
A l'appel de cinq syndicats (CGT, CFDT, Unsa, FSU et Solidaires), plusieurs dizaines de milliers de salariés ont défilé dans 289 cortèges pour la fête traditionnelle des travailleurs.
Les deux hommes vont s'affronter demain soir lors du seul duel télévisé crucial de la campagne, dans lequel le président sortant place tous ses espoirs de combler son retard.
François Hollande terminera sa campagne en Moselle: le candidat viendra vendredi après-midi à Saint-Avold et Forbach, dans une région qui a voté pour Marine Le Pen au premier tour.
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