(AFP). - Des milliers d'Afghans, munis de cocktails molotov et de lance-pierres, ont manifesté violemment hier devant la plus grande base militaire américaine d'Afghanistan, à 60 km au nord de Kaboul, accusant les troupes étrangères d'y avoir brûlé des exemplaires du Coran.
Le commandant en chef de la force de l'OTAN (ISAF), le général américain John Allen, a présenté ses «excuses» au «noble peuple d'Afghanistan» après des «informations» indiquant que «des soldats de la base de Bagram se sont débarrassés de manière inconvenante dans la nuit d'un nombre important de documents islamiques, dont des Corans».
Des atteintes à l'islam, au coutumes et traditions afghanes ou tout simplement à des règles élémentaires de conduite par les troupes de l'OTAN sont relativement fréquentes en Afghanistan. Elles déclenchent parfois des manifestations violentes.
Début janvier, une vidéo de quatre marines américains urinant sur des cadavres de talibans présumés a été mise en ligne, provoquant une polémique énorme mais finalement non suivie d'effets, aucun rassemblement ne s'étant tenu à Kaboul ni ailleurs en Afghanistan.
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