Lifestyle Publié le 01.08.12 08:34

Les affaires de Marilyn Monroe s'arrachent toujours à prix d'or

Les objets ayant appartenu à Marilyn Monroe, l'icône des années 60, de ses robes à son appareil  photo d'enfance, s'arrachent plus que jamais, et dans le plus grand secret,  entre les riches collectionneurs, cinquante ans après sa mort le 5 août 1962.

A Washington, le Musée national de l'histoire américaine possède en tout et  pour tout... une paire de gants de Marilyn Monroe.
Photo: AFP

(AFP) - L'année dernière, la robe blanche volante qu'elle porte au-dessus d'une  bouche de métro dans le film «Sept ans de réflexion», immortalisée par le cliché  qui a fait d'elle la pin-up blonde par excellence, s'est vendue pour 4,6  millions de dollars à Los Angeles.  

La même année, une autre robe de l'actrice au grain de beauté, portée dans  le western «Rivière sans retour», est partie pour 516.600 dollars à Macau, en  Chine.  

Des objets exportés dans les pays asiatiques

Tous ces souvenirs de la star s'échangent à de tels prix aujourd'hui que les  institutions publiques ont bien peu de chances de les acquérir. A Washington, le Musée national de l'histoire américaine, propriété du plus  grand réseau de musées au monde, la Smithsonian Institution, possède en tout et  pour tout... une paire de gants de Marilyn Monroe. «Ils font partie d'un certain nombre de paires qu'elle possédait», commente  en les sortant de leur vitrine le conservateur Dwight Bowers. «Ce sont des gants en chevreau blanc. Ils sont tout petits. Et ils montrent  la bienséance des années 50», explique-t-il. «Il y a une tache d'encre sur celui  de gauche, qui vient peut-être d'un autographe signé à quelqu'un.»  

Ces gants, qui témoignent comme les mains de l'actrice étaient menues, ont été légués par un collectionneur privé à l'institution, théoriquement  dépositaire des éléments de la culture et de l'héritage américains. Mais à l'ère de la mondialisation, les affaires personnelles de Marilyn se  sont exportées et, en même temps, ont renchéri. «Ce qui vient d'Hollywood ou se rapporte aux célébrités constitue un filon juteux dans le monde des enchères», observe M. Bowers dans la salle du musée  remplie d'objets tirés du monde du spectacle.   «Les collectionneurs privés font partie de la concurrence et ils ont  beaucoup plus de moyens que nous», regrette-t-il.      

Le mythe Marilyn est intact.
Photo: AFP

Le kitsch Musée d'Hollywood à Los Angeles a réussi à réunir cette année,  pour une exposition estivale, quelques articles prêtés par des collectionneurs. On peut y dénicher entre autres des photos apparemment jamais vues, des  documents de Marilyn Monroe ou encore des vêtements telle une robe en crêpe de  soie qu'elle portait lors de sa lune de miel avec la légende du baseball Joe  DiMaggio, son deuxième époux. «Quand on l'a reçue, on savait tout de suite à qui elle appartenait, ça  sentait encore le Chanel N°5», témoigne la fondatrice du musée Donelle Dadigan.  

Aux yeux de la clientèle actuelle du tout-Marilyn, des milliardaires d'Asie et du Golfe, les quelque 13,4 millions de dollars générés lors d'une vente aux  enchères historique organisée par Christie's en 1999 doivent paraître dérisoires. «Les prix les plus élevés pour des effets de Marilyn, parfois des millions,  on les trouve en Chine, au Japon, au Moyen-Orient, c'est extraordinaire», note Donelle Danigan.  

Il est souvent difficile de suivre la trace des ventes privées. Ainsi, si  l'on sait que la fameuse robe blanche plissée dans le vent à été vendue par l'actrice Debbie Reynolds, on ne connaît pas l'identité de la richissime  personne qui a surenchéri par téléphone.  «Toutes ces pièces très en vue, quand elles passent aux enchères, finissent  dans des pays asiatiques», affirme un collectionneur de Los Angeles, Scott  Fortner, dont les articles font partie de l'exposition d'Hollywood.   Fortner est tout particulièrement fier de l'appareil photo instantané marron que l'ancienne maîtresse du président Kennedy utilisait dans son enfance. «J'ai  toujours trouvé cet objet très intriguant», dit-il, soulignant qu'il appartenait à «l'une des femmes les plus photographiées au monde». Pour lui, l'important n'est pas dans le secret de la collection, mais d'en  être le gardien en mémoire d'une icône devenue immortelle. Il a ainsi dressé la  liste de tous ses objets, allant d'un boa en plumes à du maquillage, dans un catalogue en ligne.

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