Le société russe Aviamost, qui a signé un protocole d'accord avec l'avionneur français Geci pour 40 avions Skylander et une option pour 260 autres, ne dispose pas encore des financements et espère résoudre cette question en mars, a indiqué mardi son directeur général.
L'annonce le 25 janvier par Geci de cette commande avait fait bondir le titre de Geci International et de Geci Aviation à la Bourse de Paris, à tel point que les cotations avaient été suspendues.
Deux jours plus tard, l'Etat français annonçait investir 60 millions d'euros dans le projet d'avion de transport à hélices Skylander et dont les besoins sont estimés à 100 millions d'euros, selon une source proche du dossier.
«Nous essayons d'inclure (notre projet) au sein du programme d'Etat de développement (de l'aviation régionale). Par ailleurs, une série de banques sont intéressées. Nous préparons actuellement l'argumentaire économique, et courant février le 30 mars au plus tard, la question du financement de ce projet doit être réglé», a expliqué Viktor Medvedev, directeur général d'Aviamost.
Le gouvernement russe, face à la vétusté des appareils petits porteurs en Russie, a annoncé le lancement d'un plan pour financer l'achat d'avions destinés à équiper les compagnies régionales russes.
Aviamost compte notamment sur le fait que les autorités russes ont émis fin janvier un décret prévoyant que l'Etat russe subventionnera à hauteur de 30% l'acquisition d'avions de moins de 20 places.
M. Medvedev a indiqué chercher à faire inscrire les Skylander dans la commande que formulera l'Etat russe, sans cacher que la tâche serait ardue, la Russie souhaitant en premier lieu commander des avions russes.
Le Skylander est aussi en concurrence avec l'avion canadien de Viking air, le Twin Otter, et des appareils américains.
Le prix --hors option-- du Skylander est de 6,5 millions d'euros par unité, soit au moins 260 millions d'euros pour 40 exemplaires et plus de 1,95 milliard si l'option était levée.
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