Ulcos, projet pilote de captage et de stockage du CO2 porté par un consortium de 48 entreprises de l'UE, doit être mis en œuvre sur les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange, actuellement à l'arrêt.
Mais il figure en huitième et dernière position sur la liste des projets sélectionnés par la Commission européenne comme bénéficiaires du programme spécial de financement NER300.
Le principe de ce programme est de monétiser 300 millions de tonnes de quotas de CO2 prélevés sur une réserve destinée aux nouvelles entreprises dans le système d'échange de quotas instaurés par l'UE pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
Toutes les études de financements se sont basées sur un prix de la tonne de CO2 oscillant entre 20 et 30 euros. Or les premières ventes de quotas --140 millions de tonnes de CO2-- ont trouvé preneurs à 8,05 euros la tonne et ont rapporté 1,14 milliard d'euros. Le prix de la tonne de CO2 est aujourd'hui inférieur à 8 euros.
«Si le prix reste inférieur à 8 euros, il sera possible de co-financer 2 ou 3 projets. S'il monte à 15 euros, on pourra en co-financer 4», a-t-on expliqué à la Commission européenne.
Le nombre définitif des projets retenus sera annoncé en octobre. Ulcos semble donc condamné pour 2012, car les trois premiers projets retenus --Don Valley Power au Royaume Uni, Belchatow en Pologne et Green Hydrogen aux Pays Bas, soutenu par le groupe Shell-- sont soutenus financièrement par les autorités, a-t-on précisé.
Le programme NER300 co-finance les projets pour 50% de leur coût, le reste étant assuré par les investisseurs privés ou les Etats.