Avec le froid qui sévit, jusqu'à afficher deux chiffres sous le zéro, les lits d'urgence accessibles durant l'Action hiver "sont bien occupés mais nous pouvons encore rajouter une quinzaine de lits de camp", assure René Kneip de Caritas accueil et solidarité. Selon ses calculs, "une vingtaine ou trentaine de sans-abri errent quelque part". A Luxembourg, quelques irréductibles dorment dehors.
A Hollerich, au Foyer Abrigado (qui dispose d'une structure de nuit pour toxicomanes), il y a 42 places pour dormir au chaud: "Nous avons un taux d'occupation de 90% de nos lits en ce moment", note Patrick Klein qui gère la structure. Avant de préciser: "C'est la même moyenne que ces dernières années."
Au Foyer Abri-Sud pour sans-abri à Esch-sur-Alzette, "les 18 lits sont complets tous les jours", explique Mandy Mathieu, aide-éducatrice. Le constat est similaire au Foyer Ulysse qui offre 65 lits, toute l'année dans la capitale.
Pas étonnant que les lits d'urgence accessibles uniquement durant la Wanteraktioun (du 1er décembre au 31 mars) trouvent facilement preneur. Dans la nuit de dimanche à lundi, "nous avons hébergé 29 personnes dans notre Foyer d'urgence de la rue de Hollerich qui compte 32 lits. Quatre des cinq lits supplémentaires installés pour les femmes au Foyer Ulysse étaient occupés. 21 personnes ont dormi à l'hôtel. Et sur les 24 lits du nouveau Foyer d'urgence de la rue Michel Rodange, 15 étaient occupés", expliquait lundi Saverio Rella de Caritas accueil et solidarité.
Le Foyer de la rue Michel Rodange à Luxembourg, tout juste ouvert depuis ce 1er février et pour la première fois, permet au ministère de la Famille de faire face à une demande plus importante, la nuit venue. C'est le cas depuis le début de l'actuelle vague de froid, il y a une dizaine de jours.
Du côté de la Stëmm vun der Strooss, Alexandra Oxacelay, chargée de direction, ne constate pas d'afflux inhabituel pour cette période de l'année, en journée: "Nous accueillons entre 105 et 110 personnes en moyenne par jour."
La particularité de l'Action d'hiver est d'ouvrir les hébergements de nuit à tous les sans-abri, même s'ils n'ont pas de droits sociaux. "La catégorie des gens qui a augmenté ce sont les étrangers qui viennent au Luxembourg rechercher du travail ou qui sont en situation de pauvreté extrême en Europe comme les Roms. On voit aussi des gens originaires du Maghreb et qui ne trouvent plus de travail en Espagne", constate René Kneip.
Le directeur social chez Caritas accueil et solidarité estime qu' "il y a entre 200 et 250 sans-abri" au Luxembourg. Une population fluctuante. Il estime toutefois qu'"une trentaine de jeunes de moins de 18 ans sont à la rue et ne peuvent pas être accueillis en foyer de nuit". Selon ses calculs, "une vingtaine ou trentaine de sans-abri errent quelque part. Peut-être sont-ils pris en charge par l'Action hiver... on l'ignore".
René Kneip sait aujourd'hui qu'"il n'y a plus personne qui doit dormir dehors". Mais de fait, une petite poignée d'irréductibles fait toutefois ce choix malgré les températures glaciales! "Il y a encore trois ou quatre personnes sur le territoire de la ville de Luxembourg. La police va régulièrement les voir et essaye de les réveiller chacun, toutes les deux heures".
Alexandra Oxacelay "ne comprend pas comment ils font pour survivre!" et estime clairement qu'il faudrait les prendre en charge dans des institutions spécialisées car "ils sont un danger pour eux-mêmes".
15'
12'
17'
Pétange
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3:0 |
Jeunesse
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RFCU Luxembourg
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2:0 |
Dudelange
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Fola
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1:2 |
Grevenmacher
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Rumelange
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4:1 |
Kayl-Tétange
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Swift
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0:3 |
Differdange
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Käerjéng
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3:0 |
RM Hamm Benfica
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Progrès
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5:2 |
Hostert
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