La fraude a toujours existé mais les nouvelles technologies ont ouvert la voie à de nouvelles méthodes avec les «smartphones» et les tablettes.
«Nous allons de façon aléatoire avoir un certain nombre d'outils qui vont nous permettre de lutter» contre ce phénomène, a dit Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire, lors d'une conférence de presse.
«Il y aura des détecteurs de portables et nous les utiliserons pleinement», a-t-il ajouté, en refusant toute précision pour des raisons évidentes de sécurité.
On ignore le nombre des détecteurs mis en place et s'ils seront disposés à l'entrée des salles d'examen ou à l'intérieur. Si un candidat est soupçonné d'utiliser un appareil interdit, l'épreuve ne sera pas interrompue mais la personne concernée sera convoquée à l'issue de l'examen, a précisé Cyrille Moreau, chef de pilotage des examens.
Au bac 2011, environ 400 candidats avaient été soupçonnés de fraude, et 250 avaient fait l'objet d'une sanction (dont un tiers imputable à l'usage des téléphones portables), généralement avec sursis.
Les autres fraudes sanctionnées concernaient majoritairement les traditionnelles antisèches, et quelques cas d'usurpations d'identité.
A cinq jours de l'examen, le ministère présentait les dispositions pour «améliorer la sécurité» des épreuves et rappeler l'interdiction stricte d'utiliser «téléphones portables, +smartphones+ et tablettes tactiles».
Ceux-ci doivent être «éteints et rangés dans le sac du candidat ou remis aux surveillants de salle». Mais la fouille des élèves et des sacs étant interdite, l'efficacité de la mesure semble limitée. Passée la première heure, certains élèves sont susceptibles de se rendre aux toilettes et d'en profiter pour utiliser leur téléphone.
Les professeurs s'alarment de l'augmentation de la fraude liée aux nouveaux moyens technologiques, avec des innovations comme l'oreillette intra-auriculaire ou les lunettes avec caméra intégrée. Mais sans aller jusque-là, les calculettes, autorisées, peuvent receler des antisèches voire une connexion Internet.
Les lycéens fraudeurs seront désormais sanctionnés par une commission de discipline académique qui devra statuer plus rapidement que lorsque les cas étaient traités par une commission dépendant de l'université.
Le candidat qui a triché s'expose à une interdiction pendant cinq ans de toute inscription dans un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat. Il peut également encourir une peine de trois ans de prison et 9.000 euros d'amende.