(AFP) - L'audience en référé, intentée pour «atteinte à la vie privée», est prévue à 18heures à Nanterre, dans la proche banlieue ouest de Paris.
Contacté, l'avocat français du couple, Me Aurélien Hammelle, n'a pas souhaité faire de commentaires. Mais selon une source proche du dossier, le prince, second dans l'ordre de succession de la couronne, et son épouse ne demanderont pas de dommages et intérêts pour ces photographies prises au téléobjectif pendant leurs vacances sous le soleil de Provence.
Ils réclameront en revanche que Closer ait interdiction de rééditer son numéro et surtout qu'il ne puisse pas céder ou diffuser les photos qui ont outré les Britanniques, ceci valant pour le web, notamment pour le site internet de Closer, a poursuivi cette source. Ils exigeront aussi que leurs soient remis «les supports» des clichés.
Si le droit français est l'un des plus protecteurs au monde en matière de protection de la vie privée avec des condamnations quasi automatiques, les peines sont rarement dissuasives pour les médias qui l'enfreignent. Et si la presse britannique refuse pour l'heure de publier les clichés, les digues auront du mal à tenir ailleurs.
Un quotidien irlandais, le Irish Daily Star, a déjà publié samedi des reproductions de pages de Closer et le magazine italien Chi prévoit de consacrer dès lundi 26 pages à Kate, sous une couverture barrée du titre «La Reine est nue».
Closer et Chi font partie du groupe d'édition Mondadori, contrôlé par l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et sa famille. Closer, dont le siège est à Montrouge (Hauts-de-Seine), a sorti vendredi sur cinq pages une quinzaine de photos du couple prenant le soleil sur une terrasse, prises début septembre dans le Luberon.
William et Kate «ont été profondément peinés d'apprendre qu'un magazine français et un photographe avaient porté atteinte à leur vie privée d'une manière aussi grotesque et totalement injustifiable», avaient souligné vendredi les services du couple princier dans un communiqué au ton inhabituellement incisif.
«Ces photos n'ont rien de choquant, elles montrent une jeune femme bronzant seins nus, comme on en voit des millions sur les plages», s'était défendu la directrice de la rédaction du magazine Laurence Pieau.
«Closer en a l'exclusivité mondiale, mais maintenant ces photos vont être proposées à d'autres magazines à travers le monde», avait-elle précisé.
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