Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a jugé mardi que l'idée franco-allemande de créer un compte bloqué destiné au remboursement des intérêts de la dette grecque n'était «pas aberrante».
«Ce n'est pas une idée aberrante», a-t-il dit sur les ondes de la radio RBB Inforadio.
M. Juncker a toutefois estimé qu'il fallait encore régler les «détails techniques» de cette proposition émise lundi à Paris à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand.
«Nous proposons que les intérêts de la dette grecque soient déposés sur un compte bloqué, qui garantirait ainsi que les dettes de nos amis grecs seront réglées», a expliqué le président français, Nicolas Sarkozy. «Favorable» à cette idée, la chancelière allemande, Angela Merkel, a estimé que cela permettrait d'être «sûr que cet argent sera durablement disponible».
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