Philip Hindes, Jason Kenny et Chris Hoy ont dominé de 41 centièmes de seconde le trio français, formé de Grégory Baugé, Kévin Sireau et Michael d'Almeida.
Quatre ans après Pékin, la finale a opposé les deux mêmes pays, rivaux traditionnels du sprint, avec un résultat identique.
Les trois Britanniques ont amélioré de 14 centièmes de seconde, en 42"600, leur propre record du monde établi lors du premier tour.
Au total, ils ont pulvérisé de... 31 centièmes de seconde le record du monde réussi par les Allemands (Enders, Levy, Nimke) le 1er décembre dernier à Cali, en Colombie (42"914).
Kenny et Hoy avaient décroché l'or olympique à Pékin, voici quatre ans, en battant déjà en finale les Français (Baugé, Sireau, Tournant).
En revanche, Philip Hindes, leur tout jeune démarreur (19 ans) qui a débuté en Allemagne (la nationalité de sa mère), a enlevé son premier titre majeur.
Côté français, Baugé et Sireau avaient décroché l'argent olympique à Pékin, voici quatre ans. Ils avaient alors été surclassés en finale par l'équipe britannique.
En finale jeudi, Hindes a fait très légèrement mieux que Baugé (5 millièmes de seconde). Mais Kenny, à un niveau incroyable, a creusé l'écart sur Sireau (27 centièmes de seconde) avant que Hoy ne termine le travail.
Agé de 36 ans, Hoy a enlevé son cinquième titre olympique. L'Ecossais a égalé le record britannique de Steve Redgrave, légende de l'aviron, qui avait lui aussi conquis à cinq reprises l'or olympique.
La médaille de bronze est revenue à l'Allemagne qui a disposé de l'Australie pour la troisième place, malgré le forfait de son finisseur habituel Stefan Nimke qui a renoncé avant le début du tournoi (problèmes de dos).
On y voit de plus en plus clair sur les visages des entraîneurs qui guideront les clubs de BGL Ligue la saison prochaine. Pour peu qu'ils se maintiennent parmi l'élite comme c'est le cas d'Etzella, en ballottage favorable à l'heure actuelle et qui vient d'engager Niki Wagner, l'ancien milieu de terrain de la Jeunesse.
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