(AFP). - Les éditeurs de jeux vidéo lancent déjà leurs premiers gros titres de l'année 2012, à peine plus d'un mois après la fin de la très chargée période de Noël, avec le retour de séries majeures comme «Final Fantasy» et «Metal Gear».
Après l'accueil mitigé reçu par «Final Fantasy XIII» (»FF13») en 2010, Square-Enix prend le pari de lui adjoindre une suite, en gommant les défauts de son prédécesseur et... en n'y faisant que peu de références pour ne pas laisser de côté les nouveaux venus. Dans ce titre, Noel et Serah, principaux personnages jouables, partent à la recherche de Lightning, l'héroïne de «FF13» portée disparue, un choix audacieux pour une saga qui a beaucoup misé sur son nombre de protagonistes jusqu'à présent, même si un système de capture de monstres permet de rajouter un allié. De même, aux interminables couloirs de «Final Fantasy XIII», qui avaient rebuté de nombreuses personnes, succèdent des zones avec davantage de liberté.
Tout n'a cependant pas été changé et les développeurs ont par exemple conservé le système de combat très dynamique mis au point pour le volet précédent, en y ajoutant l'apparition aléatoire des ennemis pour surprendre davantage les joueurs.
Doté d'une longue durée de vie, encore renforcée par ses nombreuses quêtes annexes, cet épisode visuellement très abouti redore le blason d'une série qui s'était terni ces dernières années.
(»Final Fantasy XIII-2» - Développeur: Square-Enix - Editeur: Square-Enix - Disponible sur Playstation 3 et Xbox 360)
Principale série de jeu de combat à l'arme blanche, «SoulCalibur» s'offre un nouveau volet, le deuxième sur l'actuelle génération de machines. Plusieurs têtes d'affiche des épisodes précédents ont disparu puisque celui-ci se déroule 17 ans après «SoulCalibur IV»... mais il accueille tout de même un invité de marque avec Ezio, le personnage créé par l'editeur français Ubisoft pour «Assassin's Creed».
Le but est toujours de gagner un maximum d'affrontements dans des arènes ouvertes, lors de joutes bien plus nerveuses que précédemment. La mécanique du jeu a également changé et fait la part belle à l'offensive, avec toutefois la possibilité de placer un contre dévastateur en appuyant au bon moment sur la touche de garde.
La partie «Histoire» de ce titre relate les pérégrinations de Patroklos et Pyrrha, deux enfants de Sophitia, l'une des héroïnes des précédents opus. Facile à terminer, elle fait office de mise en bouche aux combats en ligne très riches puisqu'il est possible d'affronter des joueurs du monde entier sans souci de latence, de discuter avec eux ou d'enregistrer des ralentis.
(»SoulCalibur V» - Développeur: Namco - Editeur: Namco - Disponible sur Playstation 3 et XBox 360)
La saga «Metal Gear», référence du jeu d'espionnage, fait son retour dans une compilation reprenant trois de ses épisodes (»Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty», «Metal Gear Solid 3: Snake Eater» et «Metal Gear Solid: Peace Walker») dans des versions estampillées haute définition. Leur contenu n'a pas du tout changé et les joueurs retrouveront les personnages bien connus comme les agents Solid Snake, Big Boss et Raiden.
Dans ces jeux d'infiltration sur fond de guerre froide et de manipulations génétiques, la discrétion est le maître-mot, que ce soit sur un navire ou une plate-forme pétrolière (»Sons of Liberty»), dans une jungle (»Snake Eater») ou un Costa Rica en proie à des troubles politiques (»Peace Walker»). Pour ce faire, le héros dispose d'un arsenal conséquent et de quelques artifices comme la possibilité de se camoufler dans «Metal Gear Solid 3».
«Peace Walker», initialement sorti sur la Playstation Portable, a en outre subi une refonte de sa prise en main, pour s'adapter au format d'une manette de console de salon.
Si le contenu de cette compilation est indéniablement riche et réserve plusieurs dizaines d'heures de jeu, la présence de «Metal Gear Solid», premier épisode de la saga éponyme, est difficilement compréhensible, surtout qu'une version HD était incluse dans la version japonaise.
(»Metal Gear HD Collection» - Développeur: Bluepoint Games et Genki - Editeur: Konami - Disponible sur Playstation 3 et Xbox 360)
Après un épisode «The Mercenaries» décevant, «Resident Evil» revient sur la console portable 3DS avec «Revelations», un opus chronologiquement placé avant «Resident Evil 5» qui suit une enquête sur des activités bioterroristes.
Aux commandes d'un des héros disponibles, le joueur doit notamment arpenter un bateau aux innombrables salles remplies de monstres mais l'aventure est découpée en petits chapitres bien construits et bien adaptés au jeu nomade. Les révélations, bien maigres, s'adressent avant tout à ceux qui ont déjà parcouru d'autres volets de la série mais celui-ci peut être apprécié sans connaître les tenants et les aboutissants de l'histoire.
Evidemment moins beau qu'un volet sur machine de salon, «Resident Evil: Revelations» n'en demeure pas moins réussi visuellement pour un titre sur 3DS, avec un effet 3D convaincant. Sa prise en main se révèle parfois compliqué mais Capcom propose un deuxième stick analogique (vendu en pack avec le jeu) pour apporter plus de souplesse aux déplacements des personnages.
(»Resident Evil: Revelations» - Développeur: Capcom - Editeur: Capcom - Disponible sur Nintendo 3DS)
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