«Nous sommes restés d'accord avec M. Vénizélos pour former un gouvernement de salut national dans le délai prévu (...) nous allons nous revoir», a dit M. Samaras à l'issue de sa rencontre de 40 minutes lundi soir avec M. Vénizelos.
De son côté, M. Vénizélos a souligné la nécessité «de former un gouvernement immédiatement» sans toutefois vouloir s'allier uniquement avec M. Samaras.
Avec 29,66% des voix et 129 sièges sur l'ensemble des 300 du parlement, la droite de M. Samaras pourrait former un gouvernement avec les socialistes, qui eux ont obtenu 12,28% et 33 sièges.
Il faut «un gouvernement de responsabilité nationale (...)», a dit M. Vénizélos qui a proposé une réunion des dirigeants des quatre principaux partis sous l'égide du président de la République, Carolos Papoulias.
Ce dernier a donné lundi matin «le mandat exploratoire» à M. Samaras, 61 ans, pour former dans trois jours un gouvernement de coalition, comme le prévoit la Constitution.
Après avoir rencontré son rival Alexis Tsipras, chef de la gauche radicale anti-rigueur Syriza, qui a refusé de participer à un gouvernement de coalition sous l'égide de la droite, M. Samaras s'est adressé à M. Vénizélos dont le parti est arrivé en troisième place lors du scrutin de dimanche.
Ex-ministre des Finances, M. Vénizélos a souligné que «le point crucial» était «la formation d'un gouvernement avec le plus large consensus d'ici mardi soir».
Après un soulagement pour l'Europe de la victoire de la droite pro-euro aux législatives de dimanche, les dirigeants européens attendent la formation le plus tôt possible d'un gouvernement de coalition, capable de poursuivre les réformes réclamées par les créanciers, UE et FMI, en échange de la poursuite des versements des prêts internationaux.
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