Une équipe d'une quarantaine de personnes est actuellement aux petits soins pour les avions sur le site de l'aéroport du Findel. Leur mission: dégivrer les appareils au sol.
La nouvelle vague de froid qui règne sur l'Europe n'épargne pas les avions. Elle dépose une couche de glace sur le fuselage et les ailes des appareils qui entrave le mécanisme des ailes, la rentrée du train d'atterrissage et peut provoquer des dysfonctionnements de toute nature.
Pour que les appareils de tous types puissent décoller en toute sécurité les aéroports disposent d'équipements de dégivrage pour retirer toute trace de neige, de givre ou de glace. C'est bien entendu le cas au Findel où une équipe de spécialiste est sur le pied de guerre... comme tous les hivers.
L'opération de dégivrage sur les avions est une nécessité absolue afin de ne pas compromettre la sécurité. Les ailes et l'ensemble de la carlingue sont donc concernés par cette opération d'envergure.
L'appareil est aspergé d'un produit destiné faire fondre la neige ou la glace comme s'est actuellement le cas. Le produit, qui ne doit pas être corrosif, est un mélange de glycol et d'eau chaude. Le propylène glycol est parfois aussi utilisé sur d'autres sites, en France notamment. Ces produits ont des températures de fusion nettement inférieures à 0°C (-13°C pour l'éthylène glycol et -59°C pour le propylène glycol.
Les produits contenant au moins 80% de glycol, dilués ou non, chauffés à plus de 60°C, peuvent servir à enlever toute trace de neige, glace ou givre sur un avion.Le temps de dégivrage dépend de la quantité de neige ou de glace accumulée sur l'appareil. L'opération varie en moyenne de cinq à une demi-heure quand la couche de neige est particulièrement épaisse.
Le dégivrage se fait avec des postes de dégivrage fixes et des dégivreuses mobiles. Ce fut le cas en cette matinée de lundi au cours de laquelle un appareil de Swissair a eu droit à sa petite douche bien chaude.
Interrogé par Wort.lu, Vic Thommes de LuxairServices a indiqué que ce processus était nécessaire pour les températures que nous rencontrons actuellement, c'est à dire à partir de -3°C.
Le prix de l'intervention dépend de la quantité de glycol utilisé. Un Embraer Q 400 nécessite environ 180 litres de produit alors que 220 litres sont alloués pour un Boeing 737. Ces mesures indicatives varient aussi selon la température et les éventuelles précipitations. «Cela représente une belle somme», indique M. Thommes sans divulguer le prix exact.
Sur le site du Findel, les services de Luxair sont compétents pour tous les types d'appareils, avions-cargos compris. Une quarantaine d'employés ont à sa disposition huit véhicules de dégivrage.
L'hiver dernier, certains aéroports allemands avaient été confrontés à une forte de demande pour ce type d'entretien. Yves Hoffmann, porte-parole de Luxair, s'est montré rassurant: le Findel ne risque pas de pénurie en terme de glycol. Et ce, d'autant plus, que les réserves ont été augmentées d'un tiers par rapport à l'hiver dernier.