L'attaque, qui visait une patrouille conjointe de forces afghanes et de l'Otan, a été perpétrée dans la ville de Khost par un kamikaze à moto qui a déclenché les explosifs qu'il portait sur lui, selon le ministère de l'Intérieur.
L'attaque a «fait des victimes parmi l'Isaf», a indiqué le major Martyn Crighton, porte-parole de l'Isaf, sans préciser s'il s'agit de morts ou de blessés.
Trois policiers et huit civils ont péri et 17 autres personnes ont été blessées par l'explosion, a précisé Amir Padsha, directeur de l'hôpital de Khost.
Babri Gul, le directeur de l'hôpital privé de Khost, a indiqué avoir reçu dans son établissement six cadavres, dont quatre d'une même famille, et 20 blessés.
L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sediq Sediqqi, a accusé les «ennemis de l'Afghanistan», expression habituellement employée par les autorités pour désigner les talibans.
La province de Khost est frontalière du Pakistan et de ses zones tribales, repaire d'Al-Qaïda et l'une des bases arrière des talibans afghans, notamment du réseau Haqqani, très puissant dans le sud-est afghan.
Les talibans y avaient revendiqué une attaque très importante le 1er juin ayant fait 15 morts. Selon le quotidien américain Washington Post, deux soldats américains avaient été tués et des dizaines blessés lors de cette attaque.
Chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis, les talibans mènent depuis une sanglante et tenace rébellion contre le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan.