Initialement, la Commission européenne souhaitait que ces mines ferment en 2014 mais sous pression de l'Allemagne et de l'Espagne qui souhaitaient un processus plus «socialement responsable», la date a été reculée.
Le secteur houiller emploie directement ou indirectement environ 100.000 personnes en Europe, d'après des données de la Commission qui fait valoir que l'exploitation des mines n'est plus rentable et qu'il vaut mieux diriger les aides publiques vers des énergies propres et renouvelables.
En Espagne, pressé de réduire le déficit budgétaire, le gouvernement de droite a prévu une baisse de 63% des aides aux bassins miniers de 301 millions d'euros en 2011 à 111 millions cette année.
Les syndicats estiment que cela portera le coup de grâce à un secteur déjà en déclin, avec de 25.000 à 30.000 emplois en péril.
La Roumanie a adopté un plan, en accord avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international, prévoyant la fermeture de trois mines d'ici 2018 et le maintien en activité de quatre autres.
Une partie des mineurs devrait partir en préretraite, d'autres seront redéployés sur les sites qui resteront en activité ou bénéficieront d'aides à la reconversion.
La consommation de charbon dans le monde devrait continuer à croître fortement d'ici 2016 (+18%) tirée par la Chine et l'Inde, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie publié en décembre. Mais elle restera léthargique dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), notamment en Europe et aux Etats-Unis.
Dans les 27 pays de l'UE, la production de charbon a beaucoup baissé au cours des 20 dernières années. En 2010, elle ne représentait plus qu'un tiers de son niveau de 1990, selon Eurostat. L'Europe continue malgré tout d'importer du charbon principalement de Russie et de Colombie pour satisfaire sa consommation.
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