«Comme tous les ans, je n'ai pas trop passé de temps sur mon vélo de chrono. Un tout petit peu lors d'un prologue effectué la semaine dernière aux Pays-Bas et puis un peu avant en Coupe de France. Rien de spécifique donc, mais si mes jambes sont de la partie, ça devrait bien se passer sans préparation. Ce n'est même pas une question de préparation, mais il faut avouer que ce type d'épreuve revient si rarement chez les dames que je ne vais pas perdre mon temps à m'entraîner spécifiquement pour un contre-la-montre. Je préfère cibler mes efforts ailleurs.»
«A 36 jours des Jeux de Londres, il faut placer cette course dans une optique de préparation pour les JO. Je ne sais pas trop où j'en suis pour le moment, mais je dois vous avouer que j'ai de bonnes sensations. Je peux donc me montrer confiante bien que je n'aie pas encore pris connaissance du circuit tétangeois. Ça ressemblera visiblement à un critérium et je le déplore. C'est dommage de participer à une course sur un circuit de 6 km avec des débutants alors que toute l'année, on a l'occasion de courir sur de beaux circuits.»
«Ce n'est pas une charge, ça fait partie du jeu, c'est juste une course différente des autres où il faut se donner à fond. Et puis pour moi, c'est important de courir avec le maillot national. C'est un signe distinctif que l'on n'a jamais envie de lâcher. Je ferai le maximum pour le défendre sans pression, car sur un petit circuit, tout peut arriver.
Ma seule crainte? Faire le travail toute seule et que toutes les autres filles me laissent prendre mes responsabilités. Ce sera certainement à moi de tirer mon épingle du jeu, mais j'espère pouvoir compter sur ma coéquipière Anne-Marie Schmitt.»
«Au vu de mes derniers résultats, j'ai vraiment mérité d'aller à Londres. Maintenant que ma participation est officielle, je peux me relâcher moralement et me concentrer exclusivement sur les courses de préparation. Si je fais preuve de sérieux lors des entraînements, il n'y a aucune raison pour que cela se passe mal.»
«Quelque part, je suis déçue pour Nathalie Lamborelle, mais je dois avant tout me réjouir de ma sélection. Une Luxembourgeoise aux JO dans l'épreuve de cyclisme sur route, c'était très difficile à imaginer il y a trois ans. Tout le monde regrette l'absence de deux ou trois coureuses pour le Luxembourg, mais il faut tout de même se dire que c'est super d'en avoir déjà une. Ma qualification, je l'ai obtenue sans invitation, mais à la sueur de mon front. Je comprends la déception de Nathalie, mais c'est le jeu des sélections.
Il faudra que chacun gagne plus de points de son côté pour la prochaine Olympiade. Cette année, je ne pouvais pas en faire plus. Si je cours à gauche et à droite pour que les autres gagnent des points, je ne parviendrai plus à rester compétitive. Tout le monde doit se bouger, d'autant plus que le règlement est connu de tous.»
«C'est exceptionnel! Ça n'arrive pas à tout le monde. C'est un moment privilégié. C'est la récompense du travail des dernières années et j'ai envie d'en profiter un maximum sans me mettre trop de pression. L'objectif? C'est de savourer et de profiter un maximum de l'ambiance de l'événement. Profiter de l'engouement pour réaliser une bonne performance. Je me vois encore il y a quatre ans, regarder les Jeux à la télévision. Je ne pensais même avoir la chance d'y participer un jour.
Le déclic s'est produit il y a deux ans et demi quand j'ai commencé à réaliser des performances au niveau international. Et puis, je serai tout de même la première Luxembourgeoise à prendre part à une compétition de cyclisme aux jeux Olympiques. C'est un très grand honneur et j'espère que j'ouvrirai des portes à d'autres participantes de mon pays.»
«Il faut toujours avoir une petite idée derrière la tête. D'autant plus que cette course s'annonce assez étrange. Généralement, nous sommes entre 120 et 140 au départ d'une course. Ici, on sera seulement 77 et pas forcément avec des grosses équipes. Il n'y aura maximum que quatre participantes pour les grandes nations. Tactiquement, ce sera différent. Avec un top 20, je serai contente, voire peut-être même plus si affinités.»
«Je n'ai pas vécu les courses de qualification comme une contrainte. A partir du moment où on a envie de réussir, c'est moins compliqué de faire des sacrifices pour y arriver. Le plus dur, c'était d'être au top durant toute la durée des sélections. Attendre l'officialisation de ma qualification n'était pas évident non plus.
Mais si on a le talent suffisant et que l'on travaille en conséquence lors des entraînements, il n'y a aucune raison de ne pas y arriver. Les autres Luxembourgeoises doivent se dire que c'est tout à fait accessible. Quoi qu'il arrive, je ne compte pas en rester là. J'aimerais encore me qualifier pour les jeux Olympiques de Rio de Janeiro en 2016.»
Propos recueillis par Frédéric Lambert
On y voit de plus en plus clair sur les visages des entraîneurs qui guideront les clubs de BGL Ligue la saison prochaine. Pour peu qu'ils se maintiennent parmi l'élite comme c'est le cas d'Etzella, en ballottage favorable à l'heure actuelle et qui vient d'engager Niki Wagner, l'ancien milieu de terrain de la Jeunesse.
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