Dans le cadre du Safer Internet Day 2012, une vingtaine de parents sont venus s'informer mardi à la Maison de l'Europe sur les habitudes de leurs enfants sur le web. Facebook, MSN, YouTube: que font nos petits et nos ados sur le web et comment leur éviter une mauvaise expérience.
Georges Knell de Bee Secure a assuré une petite formation pratique pour ces adultes souvent démunis face à la gestion d'Internet à la maison.
Les risques majeurs pour les enfants sur Internet sont les suivants:
- l'accès à des contenus non appropriés
- le harcèlement en ligne ou bullying
- la mise en contact avec des personnes étrangères
- l'usage excessif de l'ordinateur au détriment de la vie sociale.
Georges Knell explique que, si les adultes utilisent Internet à la façon "web 1.0", c'est-à-dire pour lire leurs e-mails, faire des achats en ligne ou consulter l'actualité, les enfants ont parfaitement intégré l'interactivité du "web 2.0" et partagent des contenus photos, vidéos et autres, sur des chats, sur Facebook ou sur des messageries instantanées (MSN, Skype), très prisées des jeunes. Un petit tour du web s'impose.
L'un des premiers dangers est l'accès à des contenus pornographiques. Georges Knell montre alors sur grand écran comment il est facile d'entrer sur un site réservé aux plus de 18 ans en cliquant simplement sur un bouton. "C'est très facile! Mais cela donne une fausse image de la sexualité. Ce sont des acteurs, des images falsifiées, truquées, cela n'a rien à voir avec la réalité."
Les enfants peuvent aussi tomber sur des sites pro-anorexie ou pro-boulimie qui vont inciter une jeune fille un peu complexée qui cherche des amies à maigrir voire à prendre des médicaments pour y parvenir. Il est facile de tomber dans le piège.
Un site très connu des ados propose des photos trash: accidents de la route, cadavres, victimes de guerre, etc. Des groupes de jeunes peuvent les utiliser comme une sorte d'épreuve pour prouver son courage face à de telles images. Or, cela peut être extrêmement traumatisant.
En faisant une simple recherche sur la Seconde Guerre mondiale, il est facile de tomber sur des groupes racistes ou nazis et d'accéder à des contenus révisionnistes et discriminatoires. Hébergés aux Etats-Unis, ces sites sont impossibles à supprimer.
Au niveau des contenus payants, Georges Knell cite un exemple qui revient souvent: un player à télécharger pour voir des vidéos en streaming. Or, c'est payant. Les jeunes rentrent les infos demandées et les parents reçoivent la facture! Conseil: ne pas payer et prendre contact avec l'Union luxembourgeoise des consommateurs.
Georges Knell souligne que les enfants accèdent souvent malgré eux à des contenus inappropriés: "On a remarqué que les enfants de 8 à 10 ans qui se promènent sur Internet font trois choses: ils consultent des sites de jeux, ils regardent des vidéos sur YouTube ou font des recherches d'images sur Google.
Or, cela peut vite déraper. Il suffit à une petite fille de taper Barby au lieu de Barbie en cherchant sa poupée préférée, et la voici confrontée à des images pornographiques.
Georges Knell recommande ainsi d'activer le filtre SafeSearch dans les paramètres de Google: en verrouillant la fonctionnalité SafeSearch, vous imposez l'utilisation d'un filtrage strict des contenus à caractères sexuels et empêchez la modification de ce paramètre par des tiers.
Autre conseil: utiliser des moteurs de recherche spécifiquement destinés aux enfants comme Blinde-Kuh.de en allemand ou Takatrouver.net (rubrique Takasurfer) en français ou encore Babygo.fr, dont les contenus sont contrôlés.
Georges Knell met en garde face aux contenus qu'enfants et ados peuvent poster sur leur page Facebook. Certains jeunes ne font pas attention et mettent en ligne des photos d'eux sur le réseau social visibles par des milliers d'amis parfois.
Or, comme le dit Bee Secure: attention aux contenus qui peuvent être drôles aujourd'hui mais très gênants demain, quand le jeune cherchera un emploi par exemple.
Au Luxembourg, une loi interdit ainsi la publication d'image sans l'accord préalable des personnes qu'elles met en scène.
Par ailleurs, de simples photos de vacances avec des jeunes filles à la plage publiées sur Facebook peuvent facilement être récupérées et mises sur des bases de données destinées aux pédophiles.
Les parents aussi sont concernés: certaines mamans fréquentant des forums sur la maternité ou la petite enfance postent des clichés de leurs bambins sans se douter que des personnes extérieures aux forums les copient et les mettent sur des sites pédophiles.
La règle la plus importante selon Georges Knell: l'échange et le dialogue avec les enfants. L'accompagnement est primordial, il faut découvrir Internet ensemble.
Soyez vous-même un apprenti: vos enfants en savent davantage que vous sur le web? Demandez-leur de vous montrer comment surfer, quels sites ils visitent, comment ils font, etc.
Des règles adaptées à leur âge doivent être mises en place. Par exemple, ne pas placer l'ordinateur dans la chambre ou la salle de jeux mais dans un lieu fréquenté par tous, où il y a du passage et où les parents peuvent jeter un œil.
Quant au temps passé en ligne: pour un enfant de 8 ans, 30 minutes par jour suffisent amplement. Il faut s'alarmer quand l'enfant néglige ses copains et l'école au profit de l'ordinateur.
Utiliser des moteurs de recherche dédiés aux enfants comme on l'a vu précédemment (liens ci-contre).
Utilisez aussi des logiciels de filtrage parental avec un système de "white list": Internet est bloqué sauf pour des sites qu'on a préalablement autorisés en les plaçant sur la liste. "Cela dit, souvent, les enfants bricolent les logiciels et parviennent à changer les mots de passe et bloquer l'accès à leurs parents! En plus, ils ne sont pas toujours pertinents. Ils doivent donc être une aide mais pas plus", poursuit Georges Knell.
Un parent dans la salle fait alors remarquer que pour contourner ces filtres, les enfants vont chez des copains. L'intervenant souligne que c'est bel et bien le cas mais qu'il y a un autre moyen bien plus simple pour l'enfant de contourner le filtre de l'ordinateur familial: le smartphone.
Les pré-ados sont nombreux à en posséder un et à avoir accès à Internet sur leur appareil et là, plus aucun contrôle! Attention donc à son utilisation.
15'
12'
17'
Pétange
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3:0 |
Jeunesse
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RFCU Luxembourg
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2:0 |
Dudelange
|
Fola
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1:2 |
Grevenmacher
|
Rumelange
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4:1 |
Kayl-Tétange
|
Swift
|
0:3 |
Differdange
|
Käerjéng
|
3:0 |
RM Hamm Benfica
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Progrès
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5:2 |
Hostert
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