(T. L.) - La crise n'a pas trop touché l'emploi dans le secteur financier au Luxembourg en 2011, affirme le cabinet de consultants Robert Walters, dans son étude des salaires au Luxembourg. Il prédit que la demande de spécialiste de la finance, des taxes, des fonds et des avocats est haute. Que leurs salaires pourraient augmenter de 5%.
Parmi les métiers les plus recherchés - et nous laissons ici volontairement parfois la terminologie en anglais quand elle est couramment utilisée - les accoutants, les analystes, les compliance, les spécialistes du risque, de l'audit, de l'imposition ou encore des légalistes, dont beaucoup devraient voir leurs salaires augmenter de 5%.
Pour le responsable de Roger Walters Luxembourg, Robert Van den Oord, les candidats devront, lors de leurs entretiens, faire montre de conduite d'entretien, de flexibilité et d'ambition" pour tous les postes plus généraux.
Pour ce cabinet de consultants, un chief financial officer qui a plus de 10 ans d'expérience peut espérer un salaire annuel de 125.000 à 250.000 euros par an (contre 102 à 189.000 à Bruxelles ou 140 à 200 à Zurich), un conseiller fiscaliste de 5 à 10 ans d'expérience de 85 à 125.000 euros par an (contre 80 à 110.000 à Amsterdam ou 75 à 130.000 à Paris).
Dans le commerce et l'industrie, le salaire d'un Chief Financial Officer de plus de dix ans d'expérience peut aller de 120 à 250.000 euros par an, un contrôler financier de 3 à 7 ans d'expérience de 50 à 75.000 euros (moins qu'à Zurich 90 à 125.000 ou à Dusseldorf 45 à 80.000).
La situation est contrastée aussi pour les compliance manager, qui peuvent espérer de 95 à 110.000 euros par an. La City pousse jusqu'à 165.000 euros et Dublin est au maximum à 90.000 euros par an.
Pour les ressources humaines, un manager est dans une fourchette de 50 à 70.000 euros contre 65 à 75.000 à Bruxelles ou 60 à 90.000 à Dusseldorf.
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