Fin 2010, «la Haute Cour lui avait accordé une liberté conditionnelle, soumise à plusieurs règles», a expliqué une porte-parole de la police.
L'une des règles de sa liberté conditionnelle stipulait qu'il devait «rester à une adresse prédéterminée entre 22H00 et 08H00», a-t-elle ajouté. «Vers 22 heures mardi, la police a été informée qu'Assange avait violé l'une des conditions de sa liberté. Il est désormais passible d'être arrêté», a-t-elle encore dit.
La police est «au courant qu'il se trouve à l'ambassade de l'Equateur sur Hans Crescent à Londres», a-t-elle précisé.
De fait, un policier a été vu sortant de l'ambassade dans la soirée. Julian Assange s'y est réfugié depuis mardi et a demandé l'asile politique.
Ce coup de théâtre intervient alors qu'il avait épuisé, après une bataille de 18 mois, ses recours juridiques au Royaume-Uni contre son extradition vers la Suède.
Ce pays le recherche dans une affaire de viol et agression sexuelle présumés, des accusations qu'il a toujours niées.
Julian Assange affirme être victime d'un complot des Etats-Unis, qu'il a fortement irrités en publiant sur son site des milliers de documents confidentiels. Il craint qu'à terme, la Suède l'extrade aux Etats-Unis, où il pourrait y encourir la peine de mort pour espionnage.
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