Dans le détail, 1.712 des 5.122 postes supprimés correspondent à des départs naturels non remplacés, et 3.410 au sureffectif subsistant estimé de la compagnie.
Côté syndical, s'agissant du renoncement conditionnel à des départs contraints exprimé par la direction, la CFDT et la CFE-CGC on dit attendre de celle-ci des «garanties».
Les emplois en sureffectif appelés à disparaître concernent pour près des deux tiers (2.056 postes) des personnels au sol. Mais la cure d'amaigrissement doit aussi toucher 904 personnels navigants commerciaux (PNC) et 450 pilotes, a précisé la compagnie française.
Air France affirme vouloir éviter les départs contraints en usant de la palette des mesures classiques: incitations aux départs volontaires (en retraite ou pour une autre entreprise), incitations au passage à temps partiel, partage du temps de travail pour les PNC et les pilotes.
«Lorsque les accords seront signés, le traitement des sureffectifs exclura le recours à des licenciements d'ici fin 2013», assure la compagnie.
«Si le plan Transform se déroule comme prévu, permettant d'atteindre l'objectif de 20% d'efficacité économique, le recours à des départs contraints sera également évité en 2014», poursuit-elle.
Mais elle avertit que dans l'hypothèse où les accords ne seraient pas signés avec les syndicats, «les départs non volontaires ne pourraient alors être évités», compte tenu «de l'impact des nécessaires réductions d'activité et de fermetures de lignes».
Air France escompte retrouver de la compétitivité dans un secteur particulièrement concurrentiel.
«La direction dit s'engager à ce qu'il n'y ait pas de départs contraints d'ici fin 2013 si on signe les conventions collectives. Cela ne nous satisfait pas. Nous demandons un engagement formel sur la totalité du plan», soit 2015, a réagi Michel Salomon, délégué CFDT, soulignant qu'il y avait déjà eu un plan de départs volontaires en 2009.
«On est dans une période de gain de productivité des gains, c'est très lourd. Si, en échange, on n'a pas de garanties, ça va être difficile d'avoir la signature des syndicats», a-t-il prévenu.
La CFE-CGE demande elle aussi des garanties sur l'emploi jusqu'en 2015.
Norbert Noirot, délégué CFE-CGE, estime qu'il sera difficile de trouver 3.200 candidats volontaires au départ chez les personnels au sol.
Il a ajouté que le plan de départs volontaires serait discuté en juillet.
La Bourse de Paris a accueilli favorablement ces annonces: à 12h30, le cours Air France-KLM bondissait de 7,65% à 3,40 euros dans un marché en baisse de 0,40%. Il était en baisse à l'ouverture.
Outre les mesures sociales, Air France a rappelé ses principaux objectifs: restructurer l'activité court et moyen-courrier en augmentant la productivité pour contrer les rivales low cost, redresser et repositionner sur le haut de gamme le long-courrier pour résister aux transporteurs du Golfe et asiatique.
KLM travaille également de son côté à l'optimisation de ses activités.
Au total, le groupe Air France-KLM vise deux milliards d'économie à l'horizon 2015. Le plan Transform a été initié en janvier.